Présidentielle en Sierra Leone : les candidats des deux principaux partis sont connus

Par Jeune Afrique avec AFP

Ernest Bai Koroma, président de Sierra Leone, à son arrivée à Banjul lors de la médiation visant à faire accepter sa défaite par le président gambien Yahya Jammeh, en décembre 2016. © Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA

Plus de 3 millions d’électeurs seront appelés aux urnes le 7 mars 2018 pour les élections présidentielle, législatives et locales, après deux mandats du chef de l'État Ernest Bai Koroma.

Sauf revirement de dernière minute, les candidats à l’élection présidentielle sierra-léonaise sont connus. L’actuel chef de l’État, Ernest Bai Koroma, a désigné son ministre des Affaires étrangères Samura Kamara comme candidat de son parti lors de la convention du parti à Makeni (centre), ville d’origine du président. Une convention marquée par l’inauguration d’un nouveau siège de l’APC (Congrès de tout le peuple, au pouvoir), qui s’est achevée dans la nuit de dimanche à lundi 16 octobre.

À 66 ans, le candidat, économiste de formation, est loin d’être un novice en politique. Précédemment ministre des Finances et gouverneur de la Banque centrale, le chef de la diplomatie sierra-léonaise a été sélectionné parmi 26 prétendants.

 

Samura Kamara, ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et candidat à la présidentielle, le 22 septembre 2017 à l'ONU. © Craig Ruttle/AP/SIPA

Julius Maada Bio, un ex-chef d’une junte militaire

De son côté, le SLPP (Parti du peuple de Sierra Leone), principale formation d’opposition, a investi un ancien général, Julius Maada Bio, 53 ans. Déjà candidat en 2012, ce dernier est également bien connu des électeurs pour être l’ex-chef d’une junte militaire qui a dirigé le pays pendant quelques mois en 1996.

Julius Maada Bio l’a emporté parmi cinq aspirants à l’investiture, lors d’une convention du parti au siège du Parlement à Freetown, la capitale.

 

Julius Madaa Bio, candidat à la présidentielle, en 2012 à Freetown, en Sierra Leone. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Climat politique tendu

Quelque 3,1 millions d’habitants de ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest sont appelés aux urnes le 7 mars 2018 pour des élections présidentielles, législatives et locales. Mais le climat pré-électoral est d’ores et déjà extrêmement tendu. Preuve en est, le président de la Commission électorale nationale (NEC), N’fah Alie Conteh, a reçu des des menaces de mort, tout comme un autre cadre du NEC.

Ernest Bai Koroma, qui ne peut se représenter après avoir effectué deux mandats, a récemment réitéré devant des ambassadeurs étrangers son engagement à « faire en sorte que les élections de mars 2018 soient plus transparentes et plus crédibles » que les précédentes.

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