Ebola : la Sierra Leone décrète l’état d’urgence, les écoles fermées au Liberia

Par Jeune Afrique

Le 24 juillet 2014 à l'hôpital ELWA de Monrovia au Liberia. © AFP

Le président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a décrété jeudi l'état d'urgence face à l'épidémie mortelle d'Ebola qui sévit depuis le début de l'année en Afrique de l'Ouest. Au Liberia voisin, le gouvernement a décrété mercredi soir la fermeture des écoles.

Mis à jour à 12h36.

La Sierra Leone a déclaré, jeudi 31 juillet, l’état d’urgence sanitaire face à l’épidémie de virus Ebola, la plus grave jamais recensée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans un communiqué, le président sierra-léonais, Ernest Bai Koroma, annonce qu’il mobilise les forces de sécurité pour isoler les foyers d’infection du virus mortel.

Le Liberia a également pris des mesures préventives pour tenter de contenir l’épidémie. Monrovia a décrété mercredi soir la fermeture des écoles du pays. Les fonctionnaires libériens dont l’activité n’est pas essentielle ont été placés en congé pour trente jours dans le cadre d’un plan national contre la maladie.

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Selon l’OMS, l’Afrique de l’Ouest est confrontée à la plus grave épidémie d’Ebola. Les derniers chiffres publiés indiquent 1 201 cas confirmés depuis le début de l’épidémie en février, dont 672 mortels.

Une situation d’urgence sanitaire majeure

La Guinée, avec 319 décès, est à ce jour le pays le plus touché. Le virus a tué 224 malades en Sierra Leone et 129 au Liberia. "Nous sommes confrontés à une situation d’urgence sanitaire majeure. L’épidémie est virulente, meurtrière, nombre de nos compatriotes meurent et nous devons agir pour interrompre sa propagation", a déclaré le ministre libérien de l’Information, Lewis Brown. Il a également appelé à l’aide la communauté internationale, affirmant que le pays en avait "plus que jamais" besoin.

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Dimanche, le Liberia avait fermé la plupart de ses postes-frontières et imposé des mesures sanitaires très strictes aux points d’entrée encore ouverts. Le secrétaire d’État à la Santé, Tolbert Nyenswah, a déclaré que le centre d’isolement prévu pour les malades d’Ebola dans la capitale Monrovia était débordé par l’afflux de patients. Plusieurs dizaines de médecins ou infirmiers sont décédés de la maladie alors qu’ils soignaient des personnes atteintes.

(Avec AFP)