Football : le départ d’Hugo Broos, sélectionneur de l’équipe du Cameroun, à nouveau évoqué

Le sélectionneur des Lions indomptables Hugo Broos lors de la CAN 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Hugo Broos restera-t-il à la tête des Lions Indomptables du Cameroun, qu’il a menés au sacre continental en février dernier ? Le Belge, lassé par certaines critiques, et qui ne manque pas de sollicitations, est régulièrement annoncé partant. Réponse attendue très prochainement.

La tendance, après la double confrontation face au Nigeria pour une qualification à la Coupe du Monde 2018 (0-4, 1-1 fin août et début septembre), était clairement à un départ. L’élimination des Lions Indomptables de cette compétition qui se tiendra en Russie entre juin et juillet de l’année prochaine, deux mois après une Coupe des Confédérations achevée au soir du premier tour, avait fait le bonheur des détracteurs du sélectionneur de l’équipe nationale du Cameroun.

Campagnes de presse

« Il a été le Roi après la finale de Libreville. Quelques mois plus tard, il ne valait plus rien aux yeux de certains. Il y a eu des campagnes de presse très violentes à son encontre dans quelques médias. Les choses vont très vite dans le football. Et au Cameroun, il y a des gens qui sont persuadés que leur sélection nationale est la meilleure du monde », témoigne un proche des Lions Indomptables.

Le Flamand, qui avait déjà été sollicité par le Ghana, le Congo et l’Afrique du Sud après le sacre gabonais – sans donner suite – a cette fois-ci été approché par les Égyptiens du Zamalek et les Tunisiens du CS Sfax. Et l’ancien défenseur des Diables Rouges belge ne laisse pas insensible du côté du Golfe Persique (Emirats Arabes Unis et Arabie Saoudite) ou même de son pays natal d’où un club est venu prendre la température, avec des propositions alléchantes.

Car le sélectionneur camerounais qui touche autour de 40 000 euros par mois (hors primes et avantages) accuse quelques mois de retard dans le versement de son salaire. Il ne s’en plaint pas publiquement, « car il sait que cela va tomber sur son compte en banque », poursuit notre source. Le problème, c’est que son contrat, qui a pris fin en février 2017, n’a toujours pas été renouvelé, comme l’intéressé l’a lui-même confirmé lors d’une conférence de presse le 2 octobre à Yaoundé, à cinq jours de la venue de l’Algérie (2-0).

Lassé par les rumeurs sur son intégrité

Régulièrement attaqué par une partie des médias, mais aussi par quelques anciens internationaux, Broos bénéficie pourtant du soutien de Paul Biya. Le chef de l’État, qui suit de très près les affaires de la sélection, souhaite que le Belge poursuive sa mission jusqu’à la CAN 2019, que le Cameroun doit organiser.

« Le problème, c’est que Broos ne sent pas un grand soutien de la part de toutes les parties qui comptent, notamment au niveau politique. Et comme la Fecafoot est pilotée par un comité de normalisation, cela rend les choses plus compliquées », glisse notre source proche des Lions indomptables.

Accusé dans des médias d’avoir organisé un système de corruption au sein même de la sélection – « ce n’est pas la première fois que ce type de rumeur circule sur un coach, cela fait partie des pratiques habituelles pour déstabiliser »,  grince un ex international –, Broos ressent parfois une certaine lassitude.

« S’il sent qu’il est soutenu, il restera, car il croit au potentiel de son équipe. Mais si ce n’est pas le cas, il pourrait partir, d’autant que sa situation contractuelle n’est pas claire », ajoute ce dernier. Le match en Zambie le 7 novembre, le dernier des qualifications pour la Coupe du Monde 2018, pourrait être son dernier sur le banc des Lions…

 

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