Centrafrique : Nourredine Adam et Ali Darass signent un accord de cessez-le-feu

Par Jeune Afrique avec AFP

Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka, le 14 mars 2013 à Bangui. © Vincent Fournier/J.A.

Quatre groupes armés - le FPRC de Nourredine Adam, L'UPC d'Ali Darass, le MPC et le RDR - ont signé lundi 9 octobre un accord de cessez-le-feu et de libre circulation dans deux préfectures de l'est de la Centrafrique.

Un accord de cessez-le-feu signé le 9 octobre à Ippy, dans l’est de la Centrafrique, inclut différents groupes armés issus de l’ancienne coalition pro-musulmane Séléka, dont le Front pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) emmené par Nourredine Adam, et l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), un groupe dirigé par Ali Darass, qui affirme défendre les intérêts des éleveurs peuls.

Deux autres groupes armés sont aussi signataires : le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), et le Rassemblement des républicains (RDR), un groupe anti-balaka récemment créé.

Cet accord est pour dire aux gens « revenez à la maison »

« Depuis juin, nous avons ouvert les discussions sur comment mettre en place une force militaire conjointe pour sécuriser le corridor de transhumance », déclare un coordonnateur politique du FPRC. « À cause des combats, les gens ont fui la région, explique de son côté l’UPC. Ils vivaient dans la misère des camps de déplacés. Cet accord est pour dire aux gens « revenez à la maison » ».

Cet accord ne concernerait que les préfectures de Ouaka et Basse-Kotto, où les affrontements sont nombreux.


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La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires, après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

Mais depuis l’éclatement de l’ex-Séléka en 2014 et malgré différentes tentatives de discussion, l’UPC emmené par Ali Darassa se battait contre la coalition formée autour de Nourredine Adam, homme de main de l’ex-président Michel Djotodia.

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