Contre Nicolas Sarkozy et Faure Gnassingbé, un Front pour la démocratie en Afrique se lance à Bamako

Par Jeune Afrique avec AFP

Tiken Jah Fakoly lors d'un concert de bienfaisance pour Haïti en 2010. © THIBAULT CAMUS/AP/SIPA

Des organisations de la société civile ouest-africaine ont créé le 7 octobre à Bamako un Front pour promouvoir la démocratie et les droits de l'homme en Afrique. L'une des premières actions de ce mouvement parrainé notamment par le reggaeman Tiken Jah Fakoly ? Déposer une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) contre l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir déclenché la guerre en Libye.

« Nous sommes plus de quinze associations et organisations de la société civile d’Afrique de l’Ouest. Nous sommes réunis pour créer le Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa), pour promouvoir la démocratie, la dignité de l’Afrique et les droits de l’Homme », a déclaré le rappeur sénégalais Simon Kouka, membre de « Y’en a marre ».

Ce mouvement citoyen a été en pointe dans le combat contre un troisième mandat du président sénégalais Abdoulaye Wade. Parrain du lancement du Fispa, le chanteur de reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly, a affirmé quant à lui soutenir « totalement la démarche des jeunes » dont la rencontre à Bamako prend fin ce 8 octobre.

« Pour nos premières actions, nous annonçons une plainte déposée ce jour à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président Nicolas Sarkozy pour avoir déclenché la guerre en Libye, ce qui a entraîné la mort du colonel Kadhafi », a par ailleurs déclaré l’artiste guinéen Elie Kamano.

Démocratie pour le Togo

La plainte contre Nicolas Sarkozy a été déposée le 7 octobre à La Haye par un avocat basé au Canada, selon les organisateurs de la rencontre.

« Non seulement je soutiens la plainte pour assassinat de Kadhafi contre Nicolas Sarkozy mais nous demandons la démocratie pour le Togo, a ajouté Tiken Jah Fakoly. Ca fait fait plus de 40 ans que Faure et sa famille sont au pouvoir au Togo. Qu’il démissionne ».

Le dirigeant togolais a succédé avec le soutien de l’armée à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, décédé en 2005 après avoir dirigé le pays d’une main de fer durant 38 ans.