Libye : une milice spécialisée dans le trafic de migrants chassée de Sabratha

Par Jeune Afrique avec AFP

Les ruines romaines de Sabratha, en Libye. © AP/Sipa

Après des semaines d'affrontements meurtriers, une force soutenue par le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a annoncé le 6 octobre avoir chassé de la ville de Sabratha une milice dirigée par un ancien baron local du trafic de migrants.

Située à environ 70 kilomètres à l’ouest de la capitale  libyenne Tripoli, Sabratha a été « libérée et les milices dévastatrices vaincues », a affirmé dans une vidéo diffusée sur Facebook le chef d’une force soutenue par le Gouvernement d’union nationale (GNA), le général Omar Abdeljalil.

Les affrontements avaient débuté le 17 septembre après la mort d’un membre de la milice d’Ahmad Dabbashi, à un barrage tenu par la force pro-GNA. Les combats ont fait 39 morts et 300 blessés.

Lutte d’influence entre groupes armés

Le GNA, qui avait initialement formé cette force de sécurité pour chasser le groupe État islamique (EI) lors de sa brève occupation du centre de Sabratha en février 2016, a exprimé sa « grande satisfaction des développements positifs à Sabratha ».

Les violences à Sabratha s’inscrivent dans le cadre d’une lutte d’influence entre groupes armés pour le contrôle de la ville.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée aux milices alors que deux autorités se disputent le pouvoir. D’un côté, le GNA reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli. De l’autre, une autorité exerçant son pouvoir dans l’est du pays avec le soutien du maréchal Khalifa Haftar.

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