RDC : une base de la Monusco visée par une attaque de miliciens dans le Nord-Kivu

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Casques bleus du contingent pakistanais sécurisent la base de la Monusco de Ziralo, dans l'est de la RDC, le 6 avril 2016. © Abel Kavanagh/Monusco

Une base de la Monusco a été la cible vendredi d’une attaque de miliciens dans la province congolaise du Nord-Kivu, se soldant par la mort de trois des assaillants. Deux Casques bleus ont été légèrement blessés.

D’après le général de division Bernard Commins, chef adjoint des Casques bleus en RDC, l’attaque s’est déroulée aux alentours de 04h00 locales (02h00 GMT), lorsqu’un « groupe d’hommes armés, probablement des Maï-Maï, a attaqué la position de la Monusco » près de Lubero-centre. 

Les forces onusiennes ont alors répliqué, tuant trois des assaillants dans les échanges de tirs. « Un a été blessé, pris en charge par la Monusco pour des soins », a ajouté l’officier, précisant que « deux Casques bleus sont légèrement blessés ». Un bilan confirmé par l’administrateur du territoire de Lubero, Joe Bokele, qui se trouvait sur les lieux. 

Une région en proie au chaos

À l’image de l’ensemble de la province du Nord-Kivu, le territoire de Lubero est la proie des groupes armés congolais et étrangers, qui s’y affrontent depuis plus de vingt ans. Depuis le début de l’année, les miliciens attaquent régulièrement les positions de l’armée congolaise dans le Nord-Kivu et dans la province voisine du Sud-Kivu, où des Casques bleus ont été rapidement déployés le 28 septembre à Uvira après une attaque.

Présentés par le général de division comme de « probables Maï-Maï », ces miliciens sont des groupes « d’autodéfense » constitués sur une base essentiellement ethnique. Lors de la deuxième guerre du Congo -1998-2003), ils ont été armés par le pouvoir pour lutter contre des combattants ougandais et rwandais. Mais certains n’ont jamais désarmé.