RDC : un officier tué par deux hommes armés dans le Kasaï

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats congolais à Kitumba (RDC), en 2013. © Joseph Kay/AP/SIPA

Un capitaine de l'armée congolaise a été tué par deux hommes armés de fusils de chasse dans le Kasaï, au centre de la RDC, a-t-on appris jeudi 5 octobre de source militaire. Des témoins ont évoqué une dispute au sujet d'un colis de diamants.

« Le capitaine Sakwa Kazadi a été tué mardi par deux hommes armés chacun d’un fusil de chasse alors qu’il revenait d’une réunion de sécurité dans un village » situé à 100 km de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, a déclaré à l’AFP le lieutenant Anthony Mualushayi, porte-parole de l’armée dans la région. Les deux hommes « ont ouvert le feu sur lui et il est mort » sur le coup, a ajouté l’officier.

« Un suspect est aux arrêts » au parquet militaire de garnison de Tshikapa, a-t-il encore précisé.

Des témoins évoquent une bagarre liée aux diamants

Une version qui diverge de plusieurs témoignages recueillis par l’agence de presse. Selon ces derniers, le capitaine assassiné se disputait un colis de diamants avec les deux hommes qui l’ont tué.

Selon ces mêmes témoins, une compagnie des Forces armées de la RDC (FARDC) a provoqué la panique mercredi dans la zone où deux puissants disciples de Kamuina Nsapu dictaient leur loi, en tirant en l’air pendant plusieurs heures. Le village a été vidé de ses habitants, ont-ils précisé.

La région du Kasaï s’est embrasée il y a un an, après la mort en août 2016 du chef coutumier Kamuina Nsapu, qui s’était soulevé contre le pouvoir de Kinshasa.

Ces violences entre forces de sécurité et milices Kamuina Nsapu ont fait plus de 3 000 morts, selon l’Église catholique. L’ONU a pour sa part dénombré plus de 80 fosses communes et enregistré 1,4 million de déplacés. Deux experts des Nations unies ont été tués en mars alors qu’ils enquêtaient sur ces violences.