Niger : confirmation de la mort de trois soldats américains dans une embuscade à la frontière avec le Mali

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats tchadiens, nigériens et américains s'entraînent lors d'un exercice au Tchad, en 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Le commandement américain pour l’Afrique (Africom) a confirmé jeudi la mort de trois soldats américains lors d’une embuscade, mercredi, contre une patrouille américano-nigérienne à 200 km au nord de Niamey, dans le sud-ouest du Niger. Le communiqué évoque également la mort d’un « membre d’une nation partenaire ».

La patrouille américano-nigérienne était à la poursuite de plusieurs assaillants en provenance du Mali, qui venaient d’attaquer le village de Tongo Tongo, dans la région Nord-Tillabéri, lorsqu’ils sont tombés dans un guet-apens, selon RFI.

Le bilan de l’attaque est lourd : trois soldats américains ont perdu la vie, ainsi qu’un « membre d’une nation partenaire », selon l’Africom – sans qu’il soit possible pour le moment de confirmer sa nationalité.

Deux soldats américains ont également été blessés et évacués dans un hôpital en Allemagne.

 

Les « bérets verts » victimes de l’attaque

D’après le New York Times, qui cite des sources militaires anonymes, les soldats américains tués et blessés étaient membres des Forces spéciales, aussi connues sous leur surnom de « bérets verts ».

De son côté, le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré que cette attaque « terroriste » avait fait un « nombre important de victimes ». Sans faire mention des soldats américains tués, il a fait observer « une minute de silence à la mémoire de nos soldats tombés sur le champ d’honneur » et « à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme ».

Des attaques récurrentes

Les forces américaines sont présentes dans le pays pour assister l’armée nigérienne, qui a monté une nouvelle opération militaire en juin dans la région de Tillabéri pour combattre les jihadistes.

Une zone devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à ces groupes visant des soldats et des camps de réfugiés. à l’encontre des soldats ainsi que des camps de réfugiés.

Mi-septembre, Niamey avait ainsi prolongé l’état d’urgence en vigueur depuis mars dans cette région en raison de « la persistance de la menace » des groupes terroristes, notamment venus du nord du Mali voisin.

 

L'attaque a eu lieu non loin de la frontière avec le Mali. © Google Maps

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