Côte d’Ivoire : 7,6 millions d’euros pour améliorer les conditions de vie dans les casernes

Par Jeune Afrique avec AFP

Entrée du camp militaire de Cocody, à Abidjan, en 2012. © Emanuel Ekra/AP/SIPA

C'était une promesse gouvernementale suite aux mutineries de janvier et de mai dernier pour améliorer les conditions de vie des soldats ivoiriens. Le gouvernement va investir 7,6 millions d'euros pour effectuer des travaux dans les casernes, a annoncé mercredi 4 octobre le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné.

« Le gouvernement a décidé de dégager immédiatement une enveloppe de 5 milliards de francs CFA (7,6 millions d’euros) pour la réalisation de travaux urgents dans les casernes militaires, notamment la construction et la réalisation de cuisines et de réfectoires » d’ici trois mois, a annoncé Bruno Koné à l’issue du conseil des ministres. « Tout cela va contribuer à améliorer les conditions de vie des troupes. C’est important », a-t-il ajouté.

Bruno Koné a également annoncé la construction de quatre hôpitaux militaires à Abidjan, Daloa, Korhogo, et Bouaké à hauteur de 41,6 milliards de Francs CFA, soit plus de 62,3 millions d’euros, après la signature d’une convention avec la banque indienne Eximbank.

Après les mutineries de janvier et mai dernier qui avaient ébranlé le pouvoir politique, les autorités ivoiriennes avaient promis d’investir dans les casernes. « Nous investirons encore plus dans l’amélioration des conditions de vie et de travail des forces de défense et de sécurité », ainsi que dans leur « formation », avait assuré Alassane Ouattara. Objectif : « créer une armée véritablement républicaine », « réconciliée dans ses différentes composantes » et « au service de la nation, pour protéger la population et les institutions », avait-il alors plaidé.

Mais si les mutins sont depuis rentrés dans leurs casernes après avoir obtenu leurs primes de 12 millions de F CFA, la situation sécuritaire reste troublée par une série de braquages contre des postes de police et de gendarmerie, où des armes ont été volées par des hommes non identifiés. Quelques jours avant le début des jeux de la Francophonie fin juillet, des assaillants avaient ainsi attaqué l’école de police de Cocody, en plein centre d’Abidjan. Dernière illustration en date de ce contexte troublé : le 27 septembre, une importante cache d’armes de guerre était mise à jour dans la commune d’Adjamé, en plein centre d’Abidjan.