Madagascar : 33 personnes tuées par la peste, la population s’inquiète

Par Jeune Afrique avec AFP

Vue d'Antananarivo. © Maurits Vermeulen / Flickr / Licence Creative Commons

L’épidémie de peste s’aggrave sur l’île de Madagascar, avec un nouveau bilan communiqué jeudi par les autorités faisant état de 33 morts. Les universités de Toamasina et d'Antananarivo ont été fermées pour désinfection.

Sur 231 personnes qui ont contracté la maladie depuis août, 33 personnes en sont mortes, selon le bilan publié jeudi. Cette propagation a incité les autorités à fermer les universités de Toamasina et d’Antananarivo « pour cause d’assainissement », selon une note du ministère de l’Enseignement supérieur publiée jeudi.  Le campus de la capitale ne sera rouvert aux étudiants que la semaine prochaine, selon sa présidence.

Des barrages sanitaires aux portes de la capitale

Samedi, le gouvernement avait notamment interdit jusqu’à nouvel ordre les rassemblements publics dans les rues d’Antananarivo et mis en place des contrôles à l’aéroport de la capitale. Des barrages sanitaires ont également été installés mercredi aux portes de la capitale pour informer les usagers des taxis-brousse qui desservent les villes côtières.

La peste est récurrente sur l’île, où quelques centaines de cas annuels sont recensés. Alors que la saison pesteuse débute généralement en septembre, celle-ci s’est manifestée dès le début du mois d’août et s’est propagée jusque dans « les grandes zones urbaines, contrairement aux précédentes épidémies », selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Un vent de panique

L’épidémie a provoqué un vent de panique parmi la population, notamment à Antananarivo, où les pharmacies ont été prises d’assaut pour se fournir en masques et antibiotiques.

Développée chez les rats, puis véhiculée par les puces, la bactérie de la peste peut être foudroyante sous sa forme pneumonique – transmissible par la toux – en tuant son hôte en seulement 24 à 72 heures. Sa forme bubonique se soigne, si traitée à temps, avec des antibiotiques.