Tunisie : le procès de l’attentat de Sousse de nouveau ajourné

Par Jeune Afrique avec AFP

Des policiers tunisiens devant l'hôtel Imperial Marhaba, le 29 juin 2015. © Darko Vojinovic/AP/SIPA

Le procès de l’attentat de Sousse en Tunisie, qui avait coûté la vie à 38 touristes étrangers en 2015, a été une nouvelle fois ajourné pour laisser le temps aux avocats de monter leurs dossiers.

La prochaine séance de ce procès, qui s’était ouvert le 26 mai avant d’être reporté une première fois, aura lieu le 9 janvier 2018, a fait savoir à l’AFP Sofiène Sliti, porte-parole du parquet.

Dans cette affaire, 26 personnes de nationalité tunisienne sont poursuivies devant la justice : 20 pour « crimes terroristes », « homicide » et « complot contre la sûreté de l’État », et six, des membres des forces de sécurité, pour « non assistance à personne en danger ».

Seize d’entre eux se sont présentés mardi devant le juge. Parmi elles, seulement trois comparaissaient libres. D’après Sofiène Sliti, qui est également porte-parole du pôle antiterroriste, toutes les demandes de libération conditionnelle ont été rejetées.

Un report pour « compléter les dossiers »

Les avocats commis d’office pour défendre les victimes ont indiqué manquer d’informations pour monter leurs dossiers. « Nous avons des difficultés à contacter les blessés ou leurs proches pour avoir les papiers nécessaires pour le dossier civil », a expliqué au juge l’un des avocats, Raja Khmiri.

Du côté des accusés, la défense a également demandé le report du procès pour pouvoir « compléter leurs dossiers ». Un des avocats a protesté contre des actes de torture en prison. « Mon client a été agressé et torturé en prison. Son état de santé s’est dégradé, l’empêchant de se présenter aujourd’hui », a déploré devant le juge, l’avocat Abdelnasseur Mehri.

Le 26 juin 2015 à Port el-Kantaoui, près de Sousse (dans l’est de la Tunisie), un étudiant tunisien armé d’une kalachnikov avait abattu une dizaine de personnes sur la plage avant de pénétrer dans le complexe d’un hôtel où il a continué à faire feu. L’attaque avait été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI).