Burkina : l’explosion d’un dépôt de munition fait au moins un mort à Bobo Dioulasso

Par - à Ouagadougou

Deux militaires burkinabè, à Ouagadougou en septembre 2015. © Theo Renaut/AP/SIPA

Selon plusieurs sources sécuritaires, une personne a été tuée dans l'explosion d'une soute à munitions, lundi soir, à Bobo-Dioulasso, dans l'ouest du Burkina. 

L’incident s’est déroulé dans l’enceinte du camp Ouezzin Coulibaly à Bobo Dioulasso, dans la soirée du lundi 2 octobre. Le bilan fait état d’une personne tuée sur le coup et d’un blessé, selon une source au sein de l’armée. Pour l’instant l’ampleur des dégâts matériels n’a été dévoilée.

« On parle d’un mort et d’un blessé, des civils, dans l’explosion d’un dépôt de munitions au Camp Ouezzin Coulibaly. Les pompiers sont à pied d’oeuvre pour pénétrer le bâtiment et s’assurer qu’il n’y a plus de feu », a déclaré sous couvert de l’anonymat un gradé à Jeune Afrique, lundi soir.

Une autre source militaire contactée par Jeune Afrique explique que l’incident s’est produit lorsque les deux civils ont tenté de débloquer la porte du bâtiment où étaient stockées des munitions. « Malheureusement, ça n’a pas marché et l’un d’eux est mort », a expliqué ce haut gradé.

Nouvelle attaque à Nassoumbou

Le Burkina connaît depuis quelques semaines une spirale d’incidents marqués par des attaques répétées contre les positions des forces de défense et de sécurité. Plusieurs brigades de gendarmerie, situées pour la plupart dans nord, à la frontière avec le Mali, ont ainsi subi des assauts d’individus non identifiés.

Lundi au petit matin, un groupe d’hommes armés a ainsi attaqué le poste de gendarmerie de Nassoumbou, près de la frontière malienne. C’est là qu’en décembre l’armée avait subi son plus grand revers face aux terroristes menés par le groupe Ansarul islam fondé par le prédicateur radical Malam Ibrahim Dicko. Douze soldats avaient péri dans l’attaque de leur position. Au total depuis 2015, les attaques terroristes ont fait plus de 80 morts au Burkina.

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