Canada : un demandeur d’asile somalien à l’origine de l’attaque de samedi à Edmonton

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Canadiens se réunissent pour une veillée funéraire le 1er octobre 2017 après une attaque terroriste à Edmonton. © Jason Franson/AP/SIPA

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a dénoncé dimanche 1er octobre un attentat terroriste à Edmonton, dans l'ouest du pays, où un Somalien, en attente du statut de réfugié, a agressé à l'arme blanche un policier avant de blesser quatre piétons avec une camionnette-bélier.

L’homme de 30 ans, identifié comme Abdulahi Hasan Sharif, est un Somalien qui s’était déjà retrouvé dans le radar des services de renseignements. En 2015, il avait été interrogé dans le cadre d’une enquête liée aux mouvements islamistes. Au moment des faits, il se trouvait dans un processus de demande de statut de réfugié.

L’attaque a commencé samedi vers 20h15 heure locale aux abords du stade de la capitale de l’Alberta, où se déroulait un match de football canadien. Un homme à bord d’une automobile roulant à vive allure a percuté une barrière métallique puis projeté un policier à cinq mètres de hauteur.

Aussitôt après, l’homme est sorti de son véhicule et venu porter des coups de couteau au policier à terre, avant de prendre la fuite à pied. La police, qui a dressé différents barrages routiers dans la ville, contrôle vers minuit une camionnette de déménagement dont le conducteur a été identifié comme le propriétaire de la voiture impliquée dans l’agression du policier.

Course-poursuite

Une course-poursuite s’est alors engagée. Dans sa fuite, le suspect a délibérément tenté de heurter des piétons dans les passages réservés ou sur les trottoirs en blessant quatre personnes à deux endroits différents. Il a ensuite perdu le contrôle de la camionnette qui s’est renversée avant que les policiers ne puissent le neutraliser.

Un drapeau de l’organisation État islamique (EI) retrouvé dans la voiture et le mode opératoire ont notamment conduit la police à ouvrir une enquête pour « acte de terrorisme ». Toutefois, après les interrogatoires, « il n’y avait pas de preuve suffisante pour le poursuivre avec des accusations de terrorisme », a déclaré le commissaire-adjoint.

Le Canada a connu plusieurs attaques ces dernières années. En octobre 2014, un Canadien avait tué un militaire sur un parking au Québec. Deux jours plus tard, un jeune radicalisé avait tué un soldat lors d’une attaque devant le Parlement à Ottawa.

En mars 2016, un Canadien se réclamant de l’islamisme radical avait agressé deux militaires dans un centre de recrutement à Toronto. Fin janvier, un suprémaciste blanc avait tué six musulmans à la mosquée de Québec.