Côte d’Ivoire : DJ Arafat à nouveau sacré meilleur artiste de coupé-décalé

Par Jeune Afrique avec AFP

DJ Arafat en concert. © Francky DiCaprio/Flickr/Creative Commons

Le musicien ivoirien DJ Arafat a été élu ce 1er octobre « meilleur artiste de l'année » pour la deuxième année consécutive lors de la seconde édition des « Awards du coupé-décalé », devant ses rivaux et ses fans réuni dans un grand hôtel d'Abidjan.

DJ Arafat a aussi remporté le prix RFI du meilleur artiste à l’issue des dizaines de millions de votes, selon les organisateurs. « Je remercie tous mes concurrents de toujours me donner la force de toujours garder ce niveau », a-t-il déclaré.

Debordo Leekunfa, actuel rival de DJ Arafat, a remporté, lui aussi pour la deuxième fois, le prix du meilleur concept avec son titre « Pikimin » et Serge Beynaud a été désigné meilleur artiste masculin.

« Applaudissez pour Serge Beynaud mon frère, s’il vous plaît. Qu’il sache qu’il n’est pas mon ennemi. C’est le numéro deux du coupé-décalé », a lancé DJ Arafat à Beynaud, scellant ainsi la réconciliation entre les deux hommes.

 

Étymologie légendaire

Le public a désigné les vainqueurs par un vote par SMS (30%) ou internet (30%). Un jury de quatre membres a ensuite départagé les nommés. Le prix du meilleur artiste féminin est revenu à Vital qui s’est proclamée « la patronne du coupé-décalé ».

Genre musical, mais aussi attitude, le coupé-décalé, musique au rythme endiablée utilisant souvent des sons électroniques, est né en 2003 dans les boîtes de nuit ivoiriennes pour se disséminer ensuite dans toute l’Afrique. Il commence à conquérir l’Europe et les États-Unis, notamment grâce aux sportifs qui ont popularisé certains pas de danse.

Une des légendes qui entoure le genre veut que l’expression provienne des arnaques ivoiriennes : « On coupe (on arnaque), on décale (on s’enfuit ou disparaît) », explique le journaliste Usher Aliman, auteur de Douk Saga, l’histoire interdite du coupé-décalé. D’autres affirment que le nom est inspiré de la danse traditionnelle Akoupé.

Palmarès

Artiste de l’année : DJ Arafat

Meilleur artiste masculin de l’année : Serges Beynaud

Meilleure artiste féminin de l’année : Vital

Meilleure chanson de l’année : « Mon heure a sonné » Kerozen DJ

Prix révélation de l’année : Ariel Sheney

Prix artiste Next Generation : Ariel Sheney

Prix du meilleur concept : « Pikimin » Debordo Leekunfa

La plus belle voix : DJ Mix Premix

Prix du meilleur artiste étranger : « Pamela » DJ Petit Piment

Meilleur arrangeur : Champi Kilo

Meilleur clip : « Mal à la tête » DJ Mix Premier

Meilleur chorégraphe : Gadoukou la Star

Prix RFI : DJ Arafat