Épidémie de peste : le gouvernement malgache annonce des mesures d’urgence

Par Jeune Afrique avec AFP

Vue d'Antananarivo. © Leonora (Ellie) Enking / Flickr creative commons

Le gouvernement de Madagascar a annoncé le 30 septembre des mesures d'urgence pour tenter d'enrayer une nouvelle épidémie de peste. Selon un nouveau bilan, celle-ci a provoqué la mort d'au moins 24 personnes en un mois.

Le Premier ministre malgache, Olivier Mahafaly Solonandrasana a annoncé la suspension de toutes réunions ou manifestations dans la capitale Antananarivo, où six décès dus à la peste ont été enregistrés ces derniers jours.

Il ne s’agit pas d’une suspension définitive, a-t-il précisé, mais d’une mesure provisoire en attendant l’évolution de la lutte contre cette maladie.

« Que ce soit dans les aéroports ou dans les gares routières, des mesures seront prises pour les passagers pour éviter les paniques et maîtriser la maladie », a ajouté le chef du gouvernement à l’issue d’une réunion d’urgence entre le gouvernement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les bailleurs de fonds.

Peste endémique depuis 1980

Depuis 1980, la peste réapparaît presque chaque année à Madagascar, généralement d’octobre à mars. Cette année, un premier décès a été enregistré le 28 août. L’épidémie s’est depuis propagée sur le territoire malgache, notamment dans la capitale Antananarivo.

« Juste pour la journée d’hier, on a enregistré quatre décès de la peste pulmonaire, a indiqué le 29 septembre le Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la santé au ministère de la Santé. Jusqu’à présent, on a 24 cas de décès dus à la peste dans tout Madagascar ».

La saison pesteuse coïncide avec la saison des pluies, la tradition malgache du « retournement des morts » et la recrudescence des feux de brousse, selon le ministère de la Santé.

La bactérie de la peste, qui se développe chez les rats, est véhiculée par les puces. Chez l’homme, la forme bubonique de la peste se soigne, si prise à temps, avec des antibiotiques, mais la forme pneumonique, transmissible par la toux, peut être fatale en seulement 24 à 72 heures.

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