Etats-Unis : les basketteurs doivent rester debout pendant l’hymne américain, avertit la NBA

Par Jeune Afrique avec AFP

Eli Harold, Colin Kaepernick et Eric Reid s'agenouillent durant l'hymne des États-Unis, le 25 septembre 2016 à Seattle. © Ted S. Warren/AP/SIPA

La ligue nord-américaine de basket-ball refuse que certains imitent les footballeurs américains ayant mis un genou à terre en signe de protestation contre le président Trump.

Les joueurs de basket-ball ont l’obligation d’être debout durant l’hymne américain, a averti ce 29 septembre la National Basketball Association (NBA).

Cette consigne a été renouvelée auprès des 30 équipes du championnat NBA dans un mémo signé par le vice-président de la ligue, Mark Tatum, qui précise qu’aucune équipe ne pourra y faire exception.

Ce texte précise que des mesures disciplinaires pourront être prises contre les joueurs ou les entraîneurs récalcitrants, à la discrétion de la NBA.

Cet avertissement de Mark Tatum suit une déclaration du patron de la NBA, Adam Silver, qui avait déclaré la veille s’attendre à ce que les joueurs soient bien debout durant l’hymne.

Scandale national

Cette prise de position de la NBA intervient alors qu’une polémique est née du genou à terre de certains joueurs de football américain, en réaction à des insultes du président Donald Trump.

L’hôte de la Maison Blanche avait récemment appelé les équipes professionnelles à «virer» les joueurs qui ne respecteraient pas l’hymne américain, qualifiant ceux-ci de «fils de pute».

De nombreux joueurs de NFL, la Ligue nord-américaine de football américain, lui ont répondu le week-end dernier en mettant un genou à terre durant l’hymne.

L’origine de ce geste remonte à l’été 2016, lorsque Colin Kaepernick, ancien joueur des San Francisco 49ers, l’avait effectué pour protester contre les meurtres de plusieurs Noirs abattus par des policiers blancs. Ce qui avait provoqué un scandale national.

Une majorité d’Américains désapprouve les joueurs de football américain qui posent un genou à terre pendant l’hymne national, mais n’aime pas non plus la façon dont Donald Trump gère la vague de protestation chez ces sportifs, selon deux sondages publiés le 29 septembre.