« Ma thèse en 180 secondes » : une chercheuse béninoise remporte la finale internationale

Marielle Yasmine Agbahoungbata a remporté le premier prix de la finale internationale de Ma thèse en 180 secondes © Agence universitaire de la francophonie.

La finale internationale du concours Ma thèse en 180 secondes a rassemblé jeudi à Liège 20 doctorants issus de 15 pays francophones, qui avaient pour mission d’exposer leur sujets de thèse en trois minutes maximum. Une compétition remportée haut la main par une chercheuse béninoise.

Les impétrants s’avancent un à un sur la scène de l’amphithéâtre, où ils disposent chacun de 180 secondes chrono pour exposer le plus simplement possible leurs sujets de thèse. Un exercice de vulgarisation périlleux pour ces chercheurs, qui planchent le plus souvent depuis plusieurs années sur leurs sujets.

Les intitulés s’enchaînent, tous plus abscons les uns que les autres, à l’image de celui de Marielle Yasmine Agbahoungbata, chercheuse béninoise à l’université d’Abomey-Calavi : « L’élaboration de matériaux photocatalyseurs à base d’oxyde de titane (TiO2 ) pour l’élimination des micropolluants organiques des milieux aqueux ».

Sa présentation en vidéo : 

Une présentation qui fait mouche

En des termes plus accessibles aux profanes, la jeune femme travaille sur des procédés capables de purifier les eaux usées. Pour cela, elle excite les électrons contenus dans les matériaux photocatalyseurs à l’aide de dioxyde de titane, qui viennent s’attaquer aux polluants contenus dans ces eaux.

Avec des mots simples, Marielle Yasmine Agbahoungbata fait rapidement mouche auprès de son auditoire, notamment lors de sa comparaison entre les électrons et un homme « excité » à la vue d’une belle femme. Une présentation claire et drôle, qui a valu à la chercheuse de remporter la finale internationale du concours ainsi qu’un prix de 1 500 euros.