Burkina : un poste de gendarmerie attaqué mercredi soir, près de la frontière avec le Mali

Par Jeune Afrique avec AFP

Un soldat de l'armée du Burkina Faso à Ouagadougou le 29 septembre 2015. © Theo Renaut/AP/SIPA

Un poste de gendarmerie dans l'ouest du Burkina Faso, frontalier du Mali, a été attaqué mercredi soir par des individus armés non identifiés, a annoncé jeudi 28 septembre une autorité locale. Mardi, deux gendarmes avaient été tués dans le nord du pays, également frontalier avec le Mali.

« La brigade territoriale de Toéni (commune rurale située à 40 kilomètres de la ville de Touga, ndlr), a été la cible d’une attaque par des individus armés, non encore identifiés, mercredi soir aux environs de 20H00 » locales et GMT, a déclaré à l’AFP cette source sous le couvert de l’anonymat.

« Les éléments de gendarmerie ont riposté dès l’attaque et les échanges de tirs ont duré un bon moment », a-t-elle poursuivi, précisant que les assaillants ont été « repoussés » et qu’il n’y a pas eu de victime. Une autre source sécuritaire jointe à Ouagadougou a confirmé l’attaque « menée par plusieurs hommes venus à bord de motos », et affirmé qu' »aucun blessé n’a pour l’instant été signalé ».

Dégradation du contexte sécuritaire

Les attaques violentes se multiplient dans les zones frontalières avec le Mali. Début septembre, un douanier avait été tué dans la même zone, lors de l’attaque du poste de gendarmerie de Djibasso, localité de l’ouest du Burkina. Mardi, deux gendarmes burkinabé avaient été tués dans l’attaque d’un convoi de ravitaillement de carburant d’une mine d’or à Inata, dans le nord du Burkina Faso, également frontalier du Mali.

Au total, les attaques contre les positions des forces de défense et de sécurité ont fait plus de 80 morts depuis 2015. La plus meurtrière, survenue à Nassoumbou en 2016, avait fait douze morts dans les rangs de l’armée burkinabè.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici