Guinée : réclamées par l’opposition, les élections locales sont (enfin) fixées au 4 février 2018

Par Jeune Afrique avec AFP

Alpha Condé, à Conakry lors d'un entretien à JA en octobre 2016. © Vincent Fournier/JA

Après de nouvelles manifestations en Guinée, la Commission électorale indépendante (Ceni) a proposé lundi 26 septembre que les élections locales réclamées par les partis d'opposition soient organisées le 4 février 2018 prochain.

« Nous avons proposé la tenue des élections à la date du 4 février 2018 (…) Le président de la république [Alpha Condé, NDLR] prendra un décret pour valider notre proposition », a déclaré le président de la Ceni, Salifou Kébé, à la sortie d’une réunion préparatoire.

Douze ans après le dernier scrutin, ces élections auraient dû avoir lieu en février dernier, en vertu d’un accord conclu en octobre 2016 dans le cadre du dialogue politique national entre le pouvoir, l’opposition, et société civile. Mais depuis lors, les discussions sur le calendrier ont à chaque fois achoppé, provoquant la colère de l’opposition. Le 21 septembre dernier, des dizaines de milliers de personnes avaient de nouveau manifesté à Conakry, à l’appel de l’opposition, pour exiger l’organisation de ce scrutin.

L’annonce de l’organisation de ces élections locales survient alors que les autorités guinéennes sont confrontées depuis une quinzaine de jours à de violentes manifestations à Boké, dans l’Ouest de la Guinée, où les habitants protestent contre l’absence d’électricité et réclament également un raccordement à l’eau.

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