Donald Trump ajoute trois nouveaux pays à son décret migratoire, dont le Tchad

Par Jeune Afrique avec AFP

La place de la Nation à N'Djamena. © Abdoulaye Barry pour JA

Les ressortissants tchadiens, tout comme ceux de la Corée du Nord et du Venezuela, sont désormais interdits d'entrée aux États-Unis. Motif avancé par Donald Trump qui décrit pourtant le pays comme un « partenaire » : des manquements à la sécurité et la présence de groupes terroristes sur le territoire tchadien.

La Corée du Nord, le Venezuela et le Tchad ont été intégrés ce 24 septembre à la liste des pays visés par le décret migratoire américain pour des manquements à la sécurité sur leurs voyageurs et un manque de coopération avec Washington.

Le Soudan, l’un des six pays musulmans visés par le précédent décret, a en revanche été retiré de la liste. Le nouveau texte interdit ou limite l’entrée aux États-Unis des ressortissants étrangers de huit pays au total, avec l’Iran, la Libye, la Syrie, la Somalie et le Yémen.

« Rendre l’Amérique sûre est ma priorité numéro un. Nous n’accepterons pas dans notre pays ceux que nous ne pouvons pas bien contrôler », a affirmé le président américain Donald Trump dans un message sur Twitter.

Les mesures de restriction sont différentes selon les pays. Tous les citoyens de Corée du nord et du Tchad sont interdits d’accès au territoire américain, alors que l’interdiction se limite aux membres d’une longue liste d’instances gouvernementales vénézuéliennes et à leur famille.

Présence de Boko Haram

Selon le décret signé par le chef d’État américain, « un petit nombre de pays – sur les quelque 200 évalués – restent insatisfaisants à cette heure sur les questions de gestion des identités » et du partage des informations. « Dans certains cas, ces pays ont aussi une présence terroriste significative sur leur territoire », a-t-il expliqué.

L’Irak, dont le niveau de vérification est pourtant très faible, n’a pas été inclus car c’est un allié proche qui accueille un nombre important de militaires et de civils, a-t-il souligné. Le Tchad a quant à lui été ajouté même s’il est, selon le décret, « un partenaire important et de valeur pour le contre-terrorisme ».

Le décret note la présence sur le sol tchadien de différents groupes jihadistes comme le groupe État islamique, Boko Haram ou Al-Qaïda au Maghreb islamique. Et N’Djamena « ne partage pas de manière adéquate les informations concernant la sécurité du public et le terrorisme ».

Si le décret pour les cinq pays qui figuraient sur la liste précédente a été prolongé, il entrera en vigueur pour les trois nouveaux pays le 18 octobre.