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Tchad : une épidémie de choléra fait plus de 50 morts

Par Jeune Afrique avec AFP

Affichage de messages de prévention anti-choléra dans le quartier de Pakadjuma à Kinshasa, en RDC, en 2016. (Image d'illustration) © Photo : Flickr / Monusco / Creative Commons

Plus de 50 personnes sont décédées du choléra au Tchad. Le seuil épidémique a été déclenché lundi 18 septembre. Les autorités affirment la mise en place d'une "cellule de crise".

Deux décès en mi-août avaient alerté les autorités sanitaires Tchadiennes. Elles avaient découvert la présence du virus du choléra à la suite de deux cas de décès par diarrhée aiguë accompagnée de vomissements dans l’est du pays. Aujourd’hui « on dénombre 312 cas dont 52 décès », a déclaré le secrétaire général du ministère de la Santé au Tchad, Hamid Djabar.

Le seuil épidémique a été déclenché lundi 18 septembre par les autorités, qui affirment dans un communiqué avoir mis en place une « cellule de crise » pour « suivre l’évolution de la situation » et avoir renforcé la coopération avec des partenaires comme l’ONG Médecins sans frontière (MSF) ou l’Unicef.

La situation est « sous contrôle »

« Pour le moment, l’épidémie est localisé dans la région de Sila », près des frontières soudanaise et centrafricaine, a précisé Hamid Djabar. Dans la région du Salamat, au sud de la région de Sila, 19 cas et deux décès ont été enregistrés.

« En 2011, le Tchad a été affecté, avec d’autres pays d’Afrique subsaharienne, par une flambée de choléra de grande ampleur. Plus de 450 décès et un total de 17  200 cas de la maladie ont été rapportés », rappelle MSF sur son site internet.

« Selon les estimations, il y a chaque année 1,3 à 4 millions de cas de choléra, et 21 000 à 143 000 décès dus à la maladie dans le monde », soulignait en juillet l’Organisation mondiale de la santé.

Mais le ministère tchadien de la Santé se veut rassurant. Dans un communiqué gouvernemental, il affirme que la situation est « sous contrôle ».