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Nations unies : Mahmoud Abbas demande la fin de « l’apartheid » en Palestine

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la tribune des Nations unies, le 20 septembre 2017. © Seth Wenig/AP/SIPA

Devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé mercredi la fin de « l’apartheid » imposé selon lui par Israël aux Palestiniens, et qui risque de conduire à l’échec de la « solution à deux États ».

« Nous avons la responsabilité et vous avez la responsabilité de mettre fin à l’apartheid en Palestine », a déclaré Mahmoud Abbas à ses pairs dans l’hémicycle onusien. « Si la solution à deux États devait être détruite » par la persistance de cet « apartheid », « ce serait un échec » et « nous n’aurions pas d’autre choix que de poursuivre notre lutte » pour la fin de l’occupation israélienne, a-t-il insisté dans un discours long de 45 minutes.

Le dirigeant palestinien s’exprimait à la tribune onusienne au lendemain de l’allocution du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui n’a pas fait mention une seule fois de la solution à deux États. Mahmoud Abbas a de son côté appelé l’Assemblée générale à « préserver » cette solution, « aujourd’hui en danger », pour « sauver et promouvoir les chances de parvenir à la paix ».

La frustration palestinienne

« Nous avons essayé à maintes reprises de relancer le processus de paix et nous avons demandé au Premier ministre israélien d’affirmer son engagement pour la solution à deux États », mais il a « malheureusement rejeté cette offre », a ajouté le président de l’Autorité palestinienne.

Dans son discours, Mahmoud Abbas a exprimé la frustration des Palestiniens face à l’impasse dans laquelle se trouve le processus de paix. « Vers qui pouvons-nous nous tourner », après l’échec de nombreuses initiatives au fil des années, a-t-il demandé, exigeant une fois de plus la fin de la politique d’extension des colonies israéliennes. « Il n’y a plus de place pour un État palestinien et ce n’est pas acceptable ».

De son côté, le président américain Donald Trump assure qu’un accord de paix israélo-palestinien est « possible » et son administration est engagée dans de nouveaux efforts pour relancer le processus. Mais les dirigeants palestiniens dissimulent de moins en moins leur frustration vis-à-vis de l’administration Trump, qui s’est gardée jusqu’ici de soutenir la solution à deux États.