RDC : les États-Unis et l’UE interpellent l’armée congolaise après la mort de réfugiés burundais

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats de l'armée congolaise à Rumangabo, dans l'est de la RDC, le 28 octobre 2013. © Kay Joseph/AP/SIPA

Les États-Unis et l’Union européenne ont exhorté mercredi l’armée congolaise à ne pas faire un usage « excessif » ou « disproportionné » de la force, après la mort d’une trentaine de réfugiés burundais dans l’est de la République démocratique du Congo.

« Le gouvernement américain est consterné par la violence et la mort de plus de 30 ressortissants burundais et d’un soldat congolais à Kamanyola », a déclaré le département d’État américain dans un communiqué. Le drame est survenu vendredi dernier dans la province du Sud-Kivu, lorsque les Forces armées de la RDC ont voulu disperser une manifestation de réfugiés burundais. Débordés, ils ont finalement ouvert le feu, tuant au moins 36 personnes.

« Nous demandons instamment aux forces de sécurité de la RDC de s’abstenir d’un usage excessif de la force », a exhorté le Département d’État, qui appelle Kinshasa à « travailler avec le bureau du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies et les Casques bleus des Nations unies pour apaiser les tensions entre les réfugiés burundais et leur population d’accueil ».

Ouverture d’une enquête

De son côté, la délégation de l’Union européenne à Kinshasa a publié une déclaration dans laquelle elle réclame l’ouverture d’une enquête et la poursuite des responsables du massacre. « Les forces de sécurité congolaises ne peuvent avoir recours à la force de façon disproportionnée, elles doivent respecter les standards internationaux », indique le texte.

Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) et les autorités burundaises ont également exhorté Kinshasa à ouvrir une enquête pour faire la lumière sur ces morts.

Dimanche, le gouvernement congolais a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire, accusant par ailleurs les manifestants d’appartenir à un groupe armé.

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