Zimbabwe : Robert Mugabe proclame l’autosuffisance alimentaire après plusieurs années catastrophiques

Par Jeune Afrique avec AFP

Rober Mugabe lors d'un meeting le 1er septembre 2017 à Gweru. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

Le président Robert Mugabe a indiqué mardi 12 septembre que le Zimbabwe avait atteint l’autosuffisance alimentaire. Il s’agirait d’une première depuis le lancement en 2000 d’une réforme agraire très controversée, qui a exproprié les fermiers blancs du pays.

« Le pays a réussi cette année à être de nouveau autosuffisant sur le plan alimentaire grâce à une bonne saison des pluies et l’introduction d’une centralisation de l’agriculture », a déclaré Robert Mugabe, en faisant état d’une bonne récolte de maïs.

« Le gouvernement s’attelle désormais à consolider » ces bons résultats en investissant notamment dans l’irrigation et la collecte d’eau, a précisé le président zimbabwéen lors de l’ouverture de la session parlementaire à Harare.

Risque de pénurie 

Un satisfecit en règle, qui ne fait pas oublier la chute drastique de la production agricole ces dernières années dans l’ancien grenier à céréales de l’Afrique australe. En cause : la réforme agraire lancée en 2000 par Robert Mugabe, censée corriger les inégalités héritées du passé colonial. Plus de 4 000 des 4 500 agriculteurs blancs du Zimbabwe avaient alors été expulsés, parfois violemment, de leurs terres, redistribuées à des Noirs souvent inexpérimentés ou sous-équipés.

Depuis, le pays est plongé dans une profonde crise économique, dans lequel il est toujours englué. Entre autres difficultés, le manque de liquidités fait craindre le risque d’une pénurie de produits de base, a alerté la semaine dernière la confédération des détaillants du Zimbabwe.

Pénurie ou non, le président zimbabwéen a d’ores et déjà annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2018. Il aura alors 94 ans.

Couverture

Exclusivité : - 30% sur votre édition digitale


Couverture

+ LE HORS-SERIE FINANCE OFFERT dans votre abonnement digital. Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez !

Je m'abonne à Jeune Afrique