Michelle Obama aux premières dames d’Afrique : « We have to fight for our girls »

Par Jeune Afrique

Les premières dames africaines au sommet États-Unis-Afrique, le 6 août. © Département d'État américain

Au dernier jour du sommet États-Unis-Afrique à Washington, mercredi, la première dame des États-Unis Michelle Obama a appelé ses homologues africaines à se "battre" pour que les jeunes filles du continent puissent avoir un meilleur accès au système éducatif.

"We have to fight for our girls !" ("Luttons pour nos filles !"), a lancé Michelle Obama aux premières dames d’Afrique, mercredi 6 août. Paraphrasant le mot d’ordre de la campagne de soutien aux jeunes lycéennes nigérianes enlevées par les islamistes de Boko Haram, "Bring back our girls" ("Ramenez nos filles"), Michelle Obama a incité les femmes de dirigeants africains à oeuvrer pour l’éducation des filles, juste avant la clôture du sommet États-Unis-Afrique, qui a réuni pendant 3 jours à Washington près de 50 chefs d’État et de gouvernement africain.

S’il était surtout question des échanges commerciaux et des perspectives économiques du continent, le sommet a également accordé une place à la question de la condition des femmes en Afrique. Dès le premier jour, lundi 4 août, une réunion de hauts responsables africains était consacrée à la nécessité de valoriser davantage les jeunes filles, en vue du développement du continent.

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Inciter à la création

"Aucune fille au monde ne devrait avoir peur d’aller à l’école. Cela devrait nous sembler intolérable", a déclaré la première dame américaine lors d’une discussion avec sa prédécésseure Laura Bush, l’épouse de George W. Bush.

"Quand nous valorisons les filles et les femmes nous maximisons la production, nous incitons à la création et nous nous plaçons en position de diriger", a acquiescé Valerie Jarret, une proche conseillère du président Barack Obama.

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Cette valorisation passe notamment par l’accès des femmes aux postes décisionnaires. Cinq pays africains, le Sierra Leone, le Sénégal, le Bénin, le Maroc et la Tunisie, se sont déjà engagés à participer au "Partenariat pour des futurs égaux" en collaboration avec l’administratution de Barack Obama, afin de favoriser la participation des femmes en politique. Un petit pas encourageant, même s’il reste encore beaucoup à faire sur le continent.

Jeunes Africaines à Washington membres du programme de formation en leadership YALI.

Jeunes africaines à Washington membres du programme de formation en leadership YALI. © Département d’État américain

(Avec AFP)