Burkina Faso : Alassane Bala Sakandé, proche de Kaboré, devient président de l’Assemblée nationale

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président de l'Assemblée nationale burkinabè Alassane Bala Sakandé (d.), avec Salif Diallo, décédé le 19 août. © Capture d'écran Facebook

Il était le seul candidat en lice et a donc, logiquement, été élu ce vendredi. Alassane Bala Sakandé, proche du président Roch Marc Christian Kaboré, succède à Salif Diallo, dont la mort le 19 août dernier avait provoqué une vague d’émotion dans le pays.

« Il est des hommes politiques dont on admire l’action mais dont on redoute de porter le legs », a lancé Alassane Bala Sakandé quelques minutes après son installation officielle comme nouveau président de l’Assemblée nationale burkinabè, vendredi 8 septembre. À 48 ans, ce fidèle du chef de l’État Roch Marc Christian Kaboré s’installe en effet dans le fauteuil occupé par Salifou Diallo jusqu’à sa mort, le 19 août dernier à Paris. Un poids lourd de la scène politique burkinabè dont la disparition avait même donné lieu à un deuil national de trois jours décrété par le président.

Seul en lice, Alassane Bala Sakandé, député de la province du Kadiogo, a été élu par 104 voix sur les 127 députés votants. « Le mandat du nouveau président de l’Assemblée prend effet maintenant et cours jusqu’à la fin de la législature, en 2020 », a précisé le président intérimaire de l’Assemblée, Me Bénéwende Sankara, cité par l’AFP.

Fidèle de Kaboré

« Je fais le serment de marcher avec vous dans les sillons tracés par notre illustre président », a martelé Alassane Bala Sakandé. Venu du secteur de la banque, il était à la tête du groupe parlementaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) depuis le début de la législature en cours, en décembre 2015. Il était aussi, depuis mars 2017, secrétaire exécutif national au sein du bureau exécutif du MPP.

Alassane Bala Sakandé a été de ceux qui ont suivi Roch Marc Christian Kaboré lors de la fondation du MPP. Auparavant membre du Congrés pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de Blaise Compaoré avant sa chute, il avait, avec d’autres cadres, rompu les liens avec l’ancien président burkinabè en janvier 2014.

 

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