Les tycoons sud-asiatiques à l’heure de la retraite : Li Ka-shing, l’homme le plus riche de Hong Kong

Le tycoon de Hong Kong Li Ka-shin à une conférence de presse, le 26 février 2015. © PHILIPPE LOPEZ/AFP

Li Ka-shing, l’homme le plus riche de Hong Kong figure, avec 31,2 milliards de dollars (26 milliards d’euros), au 19e rang dans le palmarès mondial des milliardaires établi chaque année par le magazine Forbes. À qui remettra-il les clés de son empire ?

Il se nomme Li Ka-shing, est âgé de 89 ans et est de confession bouddhiste. « Superman », comme on le surnomme, a commencé sa carrière en vendant des montres, puis a économisé sou par sou avant de racheter une usine de plasturgie et de fabriquer des fleurs et des jouets en plastique. Pendant la Révolution culturelle (1966-1976), qui effraie fort les investisseurs et fait chuter les prix, il se lance dans l’immobilier. Il a l’art d’acheter quand le marché est sinistré ou l’entreprise en péril. Et de vendre quand la conjoncture est favorable.

Après la mort de Mao Zedong, il exploite à merveille sa proximité avec Deng Xiaoping. Un moment, il dirige même la fameuse China Citic Bank International, le bras économique de la République populaire. Il se diversifie bientôt dans les télécoms et l’énergie et se lance à l’assaut des États-Unis et de l’Europe, où il investit et vend en permanence (Orange, Facebook, Marionnaud, O2, etc.). Il tisse son immense toile jusqu’au Canada et pousse ses deux fils à prendre la nationalité canadienne. On ne sait jamais.

La solution : un seul héritier

En 2012, Superman a annoncé que c’était Victor, l’aîné de ses fils (53 ans), qui lui succéderait à la tête de l’empire familial. Modeste, travailleur et obéissant, Victor a tout du rejeton idéal. Il a fait de solides études, notamment à Stanford,

en Californie, et a fidèlement secondé son tyran de père dans toutes les fonctions que celui-ci a consenti à lui confier. Mais il en a beaucoup, beaucoup bavé. Un jour, à bout de nerfs, il a supplié les membres de la direction du groupe de suggérer à son père d’« y aller un peu plus doucement » avec lui. Mais son enlèvement par une triade, en 1996, puis sa libération en échange d’une rançon de 1 milliard de dollars ont sans nul doute affermi son caractère.

World News, le 9 juin 2011 © Xinhua/ZUMA/REA


L’empire Li :

Vaisseau amiral : Cheung Kong (CK) Hutchison a son siège à Hong Kong, mais est enregistré  dans les îles Caïmans

Secteurs d’activité : BTP, électricité, recherche pétrolière et gazière, télécoms, infrastructures portuaires, immobilier, industrie pharmaceutique et santé, centres commerciaux, commerce de détail, e-commerce, publicité, médias, agriculture, textile, acier, informatique, brasserie

Recettes en 2016 en provenance de ses filiales : 33 milliards de dollars

Déjà 200 000 inscrits


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