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Mali : un soldat malien tué à Ménaka

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats maliens et français lors d'une offensive contre des groupes terroristes à Gao, le 21 février 2013. © STR/AP/SIPA

Un soldat malien a été tué mercredi matin au marché de Ménaka, dans le nord du Mali, lors d'une tentative de vol d'un véhicule de l'armée.

Les Forces Armées maliennes (FAMa) se ravitaillaient en viande mercredi aux environs de 5h30, au marché de Ménaka, lorsqu’elles ont été attaquées. « Il s’agissait de tirs opérés lors d’une tentative d’enlèvement d’un véhicule des FAMa », ont-elles indiquées dans un bref communiqué.  Au cours de la riposte qui a fait fuir les assaillants, un militaire a trouvé la mort.

 

Depuis fin juillet,  Ménaka est sous le contrôle des combattants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ex-rébellion à dominante touarègue, qui l’avaient reprise sans combattre au groupe armé pro-gouvernemental Gatia (Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés).

Résolution dissuasive

Cette attaque intervient au lendemain du vote d’un régime général de sanctions contre les opposants au processus de paix au Mali par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le texte prévoit la possibilité d’interdictions de voyages et de gels d’avoirs, de personnes ou d’entités qui prendraient part à « des hostilités en violation de l’accord de paix ».  Sont également visées les responsables d’attaques contre les Forces de défense et de sécurité maliennes, internationales et onusiennes.

Une résolution avant tout dissuasive qui vise à empêcher le déraillement complet de l’accord de paix, a admis la représentation de la France à L’ONU, rédactrice du texte. Ces derniers mois, les combats ont repris entre les groupes armés pro-gouvernementaux, réunis au sein de la  » Plateforme  » et les groupes de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Des attaques qui ciblent également les Casques bleus présents dans le pays pour accompagner l’accord de 2015. Depuis deux ans, plusieurs trêves ont été annoncées avant d’être rapidement rompues.