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France : le député franco-marocain M’jid El Guerrab quitte la République en Marche

Par Jeune Afrique avec AFP

Le député de la République en marche, M'jid El Guerrab, est un franco-marocain élu au titre de la 9éme circonscription des Français de l'Étranger. © YouTube/M'jid El Guerrab

Mis en examen pour violences à l'encontre d'un cadre socialiste, le député du parti d'Emmanuel Macron s'est expliqué ce mardi 5 septembre devant ses collègues de la République en Marche (REM) sur les raisons de son geste. Il a annoncé sa démission.

« Pour ne pas entraver le travail de la majorité parlementaire, et afin d’assurer ma défense de la manière la plus sereine possible, j’ai décidé de soumettre ma démission du mouvement La République en Marche aux membres du Conseil d’Administration », a écrit M’jid El Guerrab, ce mardi, dans un communiqué de presse relayé par la chaîne BFM. Le député de la République en marche (REM), mis en examen après la violente altercation avec un cadre du PS, Boris Faure, devait être entendu ce mardi 5 septembre, dans l’après-midi par le conseil d’administration de son parti. Le parti d’Emmanuel Macron avait annoncé dès la semaine dernière qu’il convoquerait M’jid El Guerrab.

Accusé d’avoir violemment agressé à coup de casque Boris Faure, le député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger risquait une exclusion de la REM, formation qu’il avait rejoint fin 2016. L’altercation s’est produite, mercredi 30 août, rue Broca à Paris. M’jid El Guerrab a « asséné un coup de casque très violent puis un deuxième » à Boris Faure, qui est tombé « par terre, en sang ».

« Je réitère encore une fois mes plus sincères regrets concernant la tournure prise par les événements », a indiqué le député dans un communiqué. Ses avocats, maîtres Yassine Yakouti et Éric Dupond- Moretti, n’ont pas souhaité réagir.

Une agression injustifiée

L’élu de 34 ans a été mis en examen par un juge d’instruction pour « violences volontaires avec arme » ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à 8 jours. Il avait nié être à l’origine de l’altercation et accusé son rival de l’avoir agressé et insulté en le traitant de « sale arabe ». Mais de nombreux politiques, y compris ses collègues au parti, avaient estimé que rien ne justifierait la violence de son acte.