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Afrique du Sud : le vice-président Cyril Ramaphosa visé par des révélations sur sa vie privée

Par Jeune Afrique

Cyril Ramaphosa à Pretoria le 5 août 2016. © AP/Sipa/Herman Verwey

En pleine campagne pour remporter la présidence de l’ANC en décembre prochain, le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa fait face à des révélations sur sa vie privée dans la presse.

D’après les échanges de mails révélés par le Sunday Times Independent, un hebdomadaire sud-africain, le vice-président Cyril Ramaphosa entretiendrait à grand frais au moins huit maîtresses, dont certaines seraient encore étudiantes. Entre autres petits cadeaux coûteux, il aurait par exemple payé des frais d’université à l’une d’entre elles.

Averti des futures révélations du journal, Cyril Ramaphosa a tenté samedi soir d’empêcher leur publication auprès de la Haute Cour de Johannesburg, en arguant qu’elles menaçaient sa vie privée et sa réputation. Il a finalement été débouté par le juge, qui a autorisé la mise sous presse dans la soirée.

La chasse aux « sugar daddies »

Pour Cyril Ramaphosa, ces révélations s’avèrent doublement gênantes, après sa violente campagne en 2016 contre les « sugar daddies » – ces hommes d’un certain âge couvrant de cadeaux de très jeunes femmes pour s’attirer leurs faveurs sexuelles. Surtout, elles interviennent à trois mois seulement des élections pour la présidence de l’ANC, en vue des élections générales de 2019.  

Sur sa page Facebook, le vice-président s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer une opération destinée « à discréditer sa personne ». « [Les femmes en question] font partie d’un groupe de 54 étudiants – hommes et femmes – à qui ma femme et moi apportons une assistance financière chaque mois depuis plusieurs années », s’est-il défendu.

« Il apparaît que cette opération a eu accès à des ressources à l’intérieur des services de renseignements, qui peuvent intercepter des communications et pirater des mails privés », a-t-il par ailleurs écrit, soulignant la responsabilité d’adversaires soucieux de promouvoir leur propre agenda politique.