Nigeria : Muhammadu Buhari assiste à son premier Conseil des ministres après cinq mois d’absence

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président nigérian Muhammadu Buhari lors d'une allocution à la Nation depuis le palais présidentiel d'Abuja, le 21 août 2017. © Bayo Omoboriowo/AP/SIPA

Le président nigérian Muhammadu Buhari a assisté mercredi à son premier Conseil des ministres depuis 5 mois, après un long séjour à Londres où il a été soigné pour une maladie non révélée au public.

Le chef de l’État a présidé le conseil hebdomadaire jeudi 30 août, après avoir rencontré l’équipe nationale féminine de basket (D’Tigress), qui a remporté la Coupe africaine de basketball (FIBA Women’s AfroBasket) au Mali dimanche. Dans une photo publiée par la présidence, on voit Muhammadu Buhari brandir le trophée de l’équipe nationale, tout sourire.

L’ancien général de 74 ans, qui est rentré au Nigeria le 19 août après plus de 100 jours d’absence, travaille « à la maison » depuis son retour. Évitant d’évoquer son état de santé fragile, le porte-parole de la présidence, Garba Shehu, avait expliqué à l’AFP que Buhari ne pouvait se rendre à son bureau à cause d’une invasion de « rongeurs » pendant son absence.

Un président trop affaibli

La semaine dernière, le Conseil des ministres avait été annulé sans explication, alimentant les rumeurs selon lesquelles le chef de l’État était trop affaibli.

Muhammadu Buhari avait séjourné à Londres en début d’année pour des raisons médicales, bien que la nature du traitement n’a jamais été précisée de source officielle. À son retour, en mars, il avait confié n’avoir « jamais été aussi malade » et avait délaissé les responsabilités officielles, confiées au vice-président Osinbajo. Et il était reparti début mai. L’absence d’indication officielle sur la nature de la maladie du président a entretenu les rumeurs et les incertitudes dans un pays encore marqué par la mort du président Umaru Musa Yar’Adua en 2010, après des mois de traitement médical secret à l’étranger.

Depuis début août, quelques dizaines de manifestants se réunissent régulièrement dans la capitale fédérale Abuja pour réclamer son retour ou sa démission. « Si le président Buhari ne peut pas rentrer au Nigeria après 90 jours d’absence, il doit démissionner de ses fonctions », pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants, à Abuja, lundi 7 août.

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