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Maroc : précisions de « Jeune Afrique » sur la une consacrée aux terroristes de Barcelone

Par Jeune Afrique

Couverture de Jeune Afrique n° 2955, en kiosques du 27 août au 2 septembre 2017. © J.A.

Mettre en avant le lieu de naissance des terroristes n'équivaut pas à stigmatiser les Marocains. Éléments de réponse à une polémique née sur les réseaux sociaux.

Depuis sa diffusion, la couverture de J.A. consacrée aux tristes évènements de Barcelone suscite des réactions plus que mitigées sur les réseaux sociaux. Certains y ont vu une stigmatisation des Marocains et une association de leur nationalité à des faits de terrorisme.

Ces interprétations découlent d’une incompréhension qui n’a rien à voir avec les intentions de Jeune Afrique. Encore une fois – et c’est malheureusement monnaie courante dans les réseaux sociaux – les lecteurs se sont arrêtés à la une sans prendre la peine de lire les articles qui lui étaient associés.

Le titre qui y figure est « Born in Morocco » et non « Made in Morocco ». Comme explicité dans les trois lignes qui figurent sous le titre, les terroristes sont « nés au cœur du royaume »- ce que tout le monde sait – puis se sont « radicalisés en Europe »- et non au Maroc – et y ont été recrutés par Daesh.

Notre article explique clairement que, en dehors de leur lieu de naissance, les terroristes de Barcelone avaient coupé tout lien avec le royaume

Si les personnes qui se sont déclarées stigmatisées avaient pris la peine de lire le reportage consacré aux attentats de Barcelone, elles auraient vu que ce dernier explique, d’une façon claire et limpide, qu’en dehors de leur lieu de naissance, les terroristes de Barcelone avaient coupé tout lien avec le royaume. Leur radicalisation s’est effectuée en Europe, dans un contexte spécifiquement européen.

L’édito du magazine, intitulé « Le discours d’un roi », est même allé plus loin. Il a clairement rejeté les allégations relayées par des journaux espagnols et britanniques qui avaient suggéré que « le Maroc se débarrasserait de ses jihadistes en facilitant leur émigration vers l’Europe, voire qu’il existerait une sorte de prédisposition génétique des Marocains à l’extrémisme ».

En aucun cas, nous nous serions permis de verser dans ces allusions qui n’ont rien à voir avec la réalité d’un pays que nous connaissons très bien. Jeune Afrique, qui a toujours traité les sujets liés au Maroc sans céder aux sirènes du sensationnalisme, a consacré plusieurs dossiers aux Marocains qui font bouger et avancer le royaume. La couverture détournée qui circule actuellement dans les réseaux sociaux et dans laquelle ont été mis en avant des portraits de Marocains qui ont réussi n’est pas un nouvel exercice pour nous. Ce concept a été décliné sous toutes ses facettes sur nos pages.