Le ministre espagnol de l’Intérieur au Maroc pour coordonner l’enquête sur les attentats en Catalogne

Par Jeune Afrique avec AFP

Le ministre marocain de l'Intérieur, Abdelouafi Laftit, accompagné de son homologue espagnol, Juan Ignacio Zoido (d.), à Rabat le 29 août 2017. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Juan Ignacio Zoido a annoncé deux nouvelles arrestations au Maroc en lien avec le double attentat qui a secoué l'Espagne les 17 et 18 août.

Deux semaines après les attentats en Catalogne qui ont fait 16 morts, le ministre espagnol de l’Intérieur était, mardi 29 août, à Rabat pour renforcer la coopération sécuritaire. Juan Ignacio Zoido a rencontré son homologue marocain, Abdelouafi Laftit, pour échanger des informations sur l’enquête qui a mis à jour une filière terroriste marocaine d’une douzaine de personnes. Parmi elles, quatre fratries originaires du royaume.

« Continue, loyale et fructueuse » : tels sont les termes que le responsable espagnol a utilisés pour qualifier la relation de coopération avec les Marocains. Il a annoncé que deux hommes soupçonnés d’avoir des liens avec le double attentat commis en Catalogne ont été arrêtés au Maroc grâce « aux contacts permanents » établis entre Madrid et Rabat. Il n’a pas souhaité « entré dans les détails », car ils relèvent encore de l’enquête.

Le Maroc a renforcé sa coopération sécuritaires avec Madrid depuis le coup de froid qu’il a eu avec Paris en 2014. Le 22 octobre 2016, le patron des renseignements marocains, Abdellatif Hammouchi, a été décoré du mérite policier avec distinction rouge. Il avait fait savoir, à cette occasion, l’intention des autorités chérifiennes d’instaurer un partenariat d’exception avec le voisin ibérique.

Une attention particulière aux enfants d’immigrés marocains

Abdelouafi Laftit, de son côté, est revenu sur l’implication de Marocains de la diaspora dans des attentats perpétrés en Europe. « Les enfants des immigrés marocains de la deuxième et troisième génération qui ont vu le jour dans les pays européens ont besoin d’une attention toute particulière (…) pour échapper aux griffes du terrorisme, essentiellement au sein de mosquées non contrôlées ou entre les mains de certains imams extrémistes », a-t-il souligné.

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