Trois Marocains expulsés de France pour liens avec la mouvance islamique radicale

Les trois Marocains expulsés par les autorités françaises résidaient à Trappes, en banlieue parisienne. © JACQUES BRINON/AP/SIPA

La mesure d’expulsion de trois Marocains du territoire français vers le Maroc a été prononcée le 24 août. Deux d’entre eux appartiennent à une fratrie dont trois membres sont déjà considérés comme terroristes.

Une semaine après les attentats en Catalogne, qui ont eu lieu les 17 et 18 août, les médias français ont rapporté l’expulsion de trois Marocains qui résidaient à Trappes, en banlieue parisienne. Motif : ils entretenaient des liens avec la mouvance islamique radicale.

Deux des personnes expulsées sont les frères de Bilal Taghi. Ce Marocain de 25 ans avait été condamné, en mars 2016, à cinq ans de prison après sa tentative ratée de rejoindre des jihadistes en Syrie ou en Irak en compagnie de son enfant âgé d’à peine de deux mois. Mais il s’est surtout illustré comme le premier jihadiste à avoir perpétré un acte terroriste en prison…

« Au nom de l’État islamique »

En septembre dernier, Bilal Taghi avait en effet agressé violemment deux surveillants dans la maison d’arrêt d’Osny, dans le Val-d’Oise, à l’aide d’un couteau fabriqué avec un morceau de métal de 15 cm. Devant le parquet antiterroriste qui s’était saisi de l’affaire, le jeune homme avait reconnu vouloir « passer à l’acte au nom de l’État islamique, sans attendre de sortir de prison », selon les médias de l’Hexagone.

Deux autres membres de la fratrie Taghi ont disparu des radars depuis l’été 2014 quand ils ont rallié les rangs de l’État islamique en Syrie.

Pour rappel, depuis la proclamation de l’état d’urgence en France à la suite des attentats de Paris en novembre 2015, pas moins de 51 arrêtés ministériels d’expulsion ont été exécutés.

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