Gabon : ce qui se cache derrière la démission d’Irène Patricia Boussamba du gouvernement

Irène Patricia Boussamba, qui a démissionné du gouvernement gabonais. © Profil Facebook d'Irène Patricia Boussamba

Irène Patricia Boussamba ne fera finalement pas partie du second gouvernement du Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet. Proposée comme ministre déléguée auprès du ministre du Budget et des Comptes publics, elle a préféré renoncer en raison des enquêtes judiciaires dans lesquelles elle est citée.

Irène Patricia Boussamba n’a même pas participé au premier conseil des ministres, vendredi 25 août, du gouvernement Emmanuel Issoze Ngondet II. Proposée au poste de ministre déléguée auprès du ministre du Budget et des Comptes publics, elle a, selon la version officielle, décliné l’offre, en raison des enquêtes lancées contre l’ancien ministre Magloire Nambia, dont elle a été la collaboratrice.

« Compte tenu des enquêtes en cours, Irène Patricia Boussamba a préféré renoncer car elle ne voulait pas provoquer un déferlement médiatique suite à sa nomination », explique un membre du gouvernement d’Emmanuel Issoze Ngondet. Le Premier ministre lui avait auparavant rappelé « certains principes » lors d’un entretien en tête-à-tête, précise un proche du chef du gouvernement.

L’ombre de Guido Santullo

Alors que Magloire Ngambia est actuellement en détention pour détournement de fonds publics dans le cadre de l’opération « mains propres » Mamba, Irène Patricia Boussamba serait soupçonnée d’avoir bénéficié des mêmes largesses. Elle a déjà été entendue par les enquêteurs dans la même affaire, liée à l’homme d’affaires italien Guido Santullo, patron du groupe de BTP Sericom, soupçonné d’avoir  corrompu des hauts responsables politiques gabonais.

Guido Santullo reconnaît notamment avoir prêté l’un de ses deux Falcon 900 à Magloire Ngambia pour un déplacement dans la sous-région. Mais il nie en revanche avoir corrompu des membres du gouvernement, qui défilaient dans sa résidence de La Sablière. « Je les invitais régulièrement pour manger des pâtes », confiait il y a peu l’Italien à Jeune Afrique. Une explication qui n’a pas convaincu grand monde chez les enquêteurs de l’opération Mamba.

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