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Algérie : le parti d’Ali Benflis participera aux élections locales de novembre

Ali Benflis en pleine campagne présidentielle, le 15 avril 2014 à Alger. © Anis Belghoul/AP/SIPA

Abdelaziz Bouteflika a convoqué les élections locales le 23 novembre prochain. Ce sera le baptême du feu pour le parti d'opposition Talaie El Houriat, qui fêtera ses deux années d'existence officielle en septembre.

Alors qu’il avait boycotté les législatives en mai, le parti Talaie El Houriat (Avant-garde des libertés) d’Ali Benflis a annoncé sa participation aux élections locales prévues le 23 novembre prochain. C’est sa première participation électorale depuis l’obtention de son agrément en septembre 2015.

Cette décision a été prise lors d’une réunion du comité central du parti samedi 26 août. Une réunion durant laquelle Ali Benflis a une nouvelle fois critiqué la vacance du pouvoir et le délitement de l’État. « Ces derniers jours, nous avons assisté, sans grand étonnement, à un basculement sans précédent », a déclaré le patron de ce parti d’opposition, faisant allusion au limogeage de l’ancien Premier ministre Abdelmadjid Tebboune – sur fond de crise avec le milieu patronal proche du pouvoir – et de son remplacement au pied levé par Ahmed Ouyahia.

Qualifiant cette bataille politico-financière de « série B », Ali Benflis a dénoncé l’ingérence « de forces extra-constitutionnelles » dans le processus de décision national. Pour lui, ces changements opérés montre que « le centre du pouvoir s’est déplacé ».

Un double scrutin

La date des élections locales a été annoncée samedi 23 août via un décret présidentiel du président Bouteflika. Elles vont permettre de renouveler 1 541 assemblées populaires communales (conseils municipaux) et 48 assemblées populaires de wilayas (conseils régionaux), indique l’AFP.

Le FLN contrôle actuellement la majorité des assemblées élues locales. Comme pour les législatives de mai dernier, les prochaines échéances ne devraient pas connaître un chamboulement majeur des forces politiques en place mais elles permettront au moins de mesurer la force de frappe des nouvelles formations comme celle d’Ali Benflis.

L’enjeu crucial est le taux de participation. En mai dernier, seulement 38,25% du corps électoral s’était déplacé aux urnes, au milieu des appels au boycott qui avaient fleuri sur les réseaux sociaux.