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Sierra Leone : 810 personnes toujours portées disparues après les inondations à Freetown

Par Jeune Afrique avec AFP

Des volontaires aident à enterrer les corps des victimes des inondations survenues à Freetown, la capitale sierra-léonaise, en août 2017. © Manika Kamara/AP/SIPA

D’après les autorités sierra-léonaises, 810 personnes sont toujours portées disparues onze jours après les pires inondations dans l’histoire du pays. Le bilan des morts confirmés vient pour sa part de « dépasser légèrement le nombre de 500 », a indiqué le vice-président Victor Bockarie Foh.

« 810 personnes sont toujours manquantes », a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement, Abdulai Bayratay. Jusqu’à présent, les autorités évaluaient à 600 le nombre de disparus, bien que celui de 810 circulait depuis plusieurs jours au sein d’ONG qui collaborent sur le terrain avec les services de secours sierra-léonais.

L’armée et des experts venus notamment d’Espagne vont continuer à rechercher des corps ensevelis sous les habitations effondrées ou emportés par les coulées de boue survenues dans la nuit du 13 au 14 août, a ajouté le porte-parole. « La plupart des familles souhaitent récupérer les corps de leurs proches pour les enterrer dignement. »

Au moins 156 enfants morts

Lorsque les recherches seront abandonnées, les zones les plus touchées par les inondations seront scellées et transformées en lieux de mémoire, a expliqué Abdulai Bayratay.

Quant au bilan des morts confirmés, celui-ci « dépasse légèrement les 500 », a indiqué le vice-président sierra-léonais, Victor Bockarie Foh au cours d’une cérémonie avec des sauveteurs japonais. Le dernier bilan en date, donné par la morgue centrale de Freetown, est de 499 tués, dont 156 enfants.

Preuve de l’ampleur du désastre, le nombre de personnes ayant été « directement affectées » par les inondations avoisine les 6 000, soit 1 247 ménages, selon Vandy Rogers, une responsable de l’Office national des services de secours.

La difficile identification des corps

Tous ces chiffres sont difficiles à confirmer. D’une part parce que l’état de nombreux corps, en décomposition ou déchiquetés après avoir été emportés dans des torrents de boue, rend leur identification impossible, d’autre part parce que le nombre de personnes effectivement présentes dans les maisons emportées par les flots n’est pas connu.

Selon les premières conclusions de l’Institut sierra-léonais des sciences géologiques, les pluies continues du dimanche 13 août ont saturé le sol des collines surplombant certains quartiers de Freetown. Celles-ci ont dans certains cas cédé sous le poids et se sont affaissées, causant les coulées de boue qui ont emporté 349 habitations se trouvant en contrebas, selon les chiffres du gouvernement.