Libye : neuf militaires et deux civils décapités dans une attaque attribuée à l’État islamique

Par Jeune Afrique avec AFP

Des membres des forces pro-Haftar lors des combats contre des jihadistes, le 20 mai 2017 à Benghazi. © Abdullah Doma/AFP

Les victimes ont été décapitées lors d’une attaque mercredi 23 août à l'aube contre une position de l’Armée nationale libyenne (ANL), loyale au maréchal Khalifa Haftar, dans le sud-est du pays, a annoncé le même jour un porte-parole de cette force.

« Au moins neuf soldats ont été décapités (…) en plus de deux civils tués de la même manière à une position » de l’ANL, a affirmé son porte-parole, le colonel Ahmed al-Mesmari. L’attaque s’est produite mercredi à l’aube contre un check-point des forces loyales au maréchal Haftar, dans la région de Joufra, à quelque 500 km au sud de Tripoli. 

Une attaque attribuée à l’EI

Bien qu’elle n’ait pas encore été revendiquée, le colonel Ahmed al-Mesmari a attribué l’opération à l’organisation État islamique (EI). Malgré la perte de son fief de Syrte (nord), en décembre 2016, l’EI reste actif en Libye, en particulier dans le sud et l’est du pays, selon des analystes et des sources militaires. 

L’ANL s’était emparée début juin de la région de Joufra, qui compte notamment une base militaire aérienne. Celle-ci était alors occupée par les Brigades de défense de Benghazi (BDB), une coalition de combattants opposés à Khalifa Haftar, dont des islamistes chassés de la ville de Benghazi (est). 

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