Nucléaire : Areva quitte officiellement la Bourse de Paris

Par Jeune Afrique avec AFP

Des bureaux d'Areva. © Yu's to be/CC/Flickr

Après une décennie calamiteuse qui s'est soldée par un plan de sauvetage par l'État, l'ancien fleuron nucléaire français Areva a officiellement quitté, lundi 21 août, la Bourse de Paris. Le groupe a été restructuré en plusieurs entités détenues par l'État ou par EDF.

L’ex-fleuron nucléaire français Areva a officiellement quitté la Bourse de Paris, lundi 21 août. L’État français, qui détient la quasi-totalité du capital d’Areva SA, avait prévu de lancer une procédure de retrait obligatoire. Cette procédure de retrait de la cote nécessite la détention d’au moins 95% du capital et des droits de vote d’une société.

Restructuration en plusieurs entités

Le Journal officiel avait publié dimanche un arrêté autorisant la cession d’actions entre le CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) et l’État, dans le capital des sociétés de la filière nucléaire française Areva SA et New Areva Holding. À l’issue de ces cessions, le CEA ne détiendra plus de titres Areva SA tandis que l’État en détiendra une participation minimale de 92,2%, précise le texte. L’État détiendra également 50,2% du capital de New Areva Holding.

La restructuration de la filière nucléaire française a conduit à la création de plusieurs entités : New Areva, recentrée sur le cycle du combustible et contrôlée majoritairement par l’État, New NP, la branche réacteurs qui va passer sous le contrôle d’EDF, et Areva SA, qui ne conserve que quelques activités dont principalement le chantier du réacteur nucléaire Olkiluoto 3 (OL3) en Finlande.

Naufrage africain

L’action d’Areva, qui avait dépassé les 80 euros en 2007, n’en valait plus que 4,5. La capitalisation du groupe est, elle, passée, de 25 milliards d’euros à moins de 2 milliards, du fait d’une gestion hasardeuse du groupe, sous la houlette d’Anne Lauvergeon, alias « Atomic Anne ».

Des pérégrinations d’Areva sur le continent africain, il ne reste que les mines nigériennes, qui étaient déjà en exploitation à cette époque et sur lesquelles planent des soupçons de survalorisation. Toutes les nouvelles opérations lancées à cette période ont été soit suspendues, soit abandonnées.

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