Novartis teste un nouvel antipaludéen pour lutter contre la résistance du parasite aux traitements actuels

Par Jeune Afrique

L'Aedes aegypti, le moustique responsable du virus Zika. © Felipe Dana/AP/SIPA

Le laboratoire pharmaceutique Novartis lance des essais cliniques dans neuf pays en Afrique et en Asie pour un nouveau traitement contre le paludisme, maladie qui développe une résistance croissante aux anciens traitements, rapporte Reuters.

En lançant les essais cliniques d’un nouveau traitement contre le paludisme dans neuf pays, en Afrique et en Asie, Novartis s’attaque au problème de la résistance de la malaria aux médicaments existants. Le laboratoire pharmaceutique suisse, qui travaille actuellement sur la deuxième phase de son programme d’essais avec le groupe Medicines for Malaria Venture (MMV), a déclaré, lundi 21 août, que son traitement KAF156 pourrait changer la donne, rapporte Reuters.

Les besoins en nouveaux traitements contre le paludisme sont croissants, notamment pour lutter contre la résistance des parasites au médicament standard actuel de l’artémisinine observées en Asie ainsi qu’en Afrique, de manière plus sporadique.

Les tests initiaux suggèrent que le KAF156 a le potentiel de soigner rapidement l’infection par le paludisme, y compris lorsque les souches sont résistantes, ainsi que de bloquer la transmission du parasite du paludisme depuis le moustique.

Démarrage des essais au Mali

KAF156 appartient à une nouvelle classe de composés antipaludiques appelés imidazolopiperazines. Il est conçu pour être utilisé en combinaison avec une recette amélioré de la lumefantrine, un traitement qui existe déjà.

Ce nouveau programme d’essais cliniques a débuté dans un centre médical au Mali et devrait se poursuivre dans les mois qui suivent à travers 16 centres situés dans neuf pays en Afrique et en Asie

Chute de la mortalité liée au paludisme

« Pour capitaliser les gains réalisés dans la lutte contre le paludisme depuis le début du siècle, nous avons besoin de nouveaux médicaments efficaces dans tous les cas de résistance du parasite et dans tous les pays qui soient faciles à administrer, en particulier pour les enfants », a déclaré à Reuters le docteur David Reddy, PDG de MMV.

La mortalité due au paludisme a chuté de manière importante depuis 2000 grâce à la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime toutefois qu’en 2015, 438 000 personnes sont mortes de la maladie, parmi lesquelles une majorité d’enfants africains.


		

				
			

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