Football : le Kenya et le Cameroun accueilleront-ils le Chan 2018 et la CAN 2019 ? Réponse le 23 septembre

Des supporters de l'équipe de football du Cameroun pendant la CAN 2017, le 22 janvier 2017 à Libreville au Gabon. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Respectivement organisateurs du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) 2018 et de la CAN 2019, le Kenya et le Cameroun sauront le 23 septembre s’ils pourront accueillir les deux compétitions comme prévu.

C’est à Accra, le 23 septembre prochain, que la Confédération Africaine de Football (CAF) annoncera sa décision concernant le CHAN 2018 (11 janvier-2 février) et la CAN 2019 (juin-juillet 2019, dates à fixer). L’instance, qui sera réunie en Comité exécutif dans la capitale du Ghana, se basera sur les rapports qui lui auront été remis après les visites d’inspection effectuées par des experts indépendants mandatés par elle, assistés par ses propres techniciens.

Une mission aura lieu au Cameroun du 20 au 28 août, et c’est bien évidemment la question de la CAN 2019 qui tient en haleine le football africain, surtout depuis les récentes déclarations d’Ahmad Ahmad, le président de la CAF, lors d’un déplacement au Burkina Faso. Le Malgache y avait affirmé que le Cameroun accumulait les retards et qu’il n’était pas aujourd’hui en mesure d’organiser une CAN, « même à quatre équipes. »

Paul Biya, le chef de l’État camerounais, a beau avoir assuré que son pays tiendrait ses engagements, la cote du Cameroun n’est pas à son zénith. « Il y a des sites où les choses n’avancent pas assez vite, au niveau des structures sportives, mais aussi des hôpitaux, des transports, etc… On sait qu’en Afrique on a tendance à attendre le dernier moment pour agir, mais la CAF risque de se montrer intransigeante si le rapport explique qu’il y a trop de retard et que le Cameroun ne sera pas prêt », affirme un proche de la CAF.

La CAF risque de se montrer intransigeante si le rapport explique qu’il y a trop de retard et que le Cameroun ne sera pas prêt

Si le Cameroun était mis hors-jeu, un nouvel appel à candidatures serait lancé dès l’automne. L’Algérie et le Maroc ont fait savoir qu’ils étaient prêts à accueillir la compétition phare africaine, au cas où. « Il y a peu de pays qui pourraient remplacer le Cameroun. L’Afrique du Sud a tout ce qu’il faut, mais elle a été beaucoup sollicitée ces dernières années (Coupe du Monde 2010, CAN 2013 en remplacement de la Libye, CHAN 2014) et elle n’est pas
candidate », poursuit notre source.

Le Maroc, joker du Kenya ?

Quant au Kenya, cela fait déjà plusieurs mois que des rumeurs persistantes font état d’une probable délocalisation. Le pays d’Afrique de l’Est accumule lui aussi les retards, et la situation politique y est particulièrement tendue depuis la réélection d’Uhuru Kenyatta, contestée par l’opposition. Dans l’hypothèse où le Kenya serait disqualifié par la CAF, il est peu probable qu’un nouvel appel à candidatures soit lancé, pour cause de délais resserrés.

Et le Maroc, pressenti depuis les premières rumeurs sur une possible défection du Kenya, aurait alors de fortes chances d’être désigné, Ahmad Ahmad étant considéré comme un proche de Fouzi Lekjaa, le président de la fédération. Ce qui lui permettrait d’embellir son dossier de candidat à l’organisation de la Coupe du Monde 2026…