États-Unis : Barack Obama, LeBron James… leurs réactions après l’attaque de Charlottesville

Par Jeune Afrique

Sur les lieux de l'attaque du 12 août 2017, à Charlottesville, qui a coûté la vie à une femme de 32 ans. © Evan Vucci/AP/SIPA

L’Amérique est en émoi après l’attaque du 12 août à Charlottesville, dans l’État de Virginie, qui a blessé une vingtaine de personnes et coûté la vie à une femme de 32 ans. Un sympathisant néo-nazi de 20 ans l’a percutée intentionnellement avec son véhicule, alors qu’elle participait à un rassemblement contre la présence dans la ville de groupes suprémacistes et identitaires.

Depuis, les réactions affluent aux États-Unis. Sur Twitter, l’ancien président Barack Obama a longuement cité Nelson Mandela pour demander davantage de tolérance. Un message liké plus de 3,2 millions de fois sur le réseau social.  

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, de ses origines ou de sa religion », tweete ainsi l’ex-chef de l’État, accompagnant son petit texte d’une photo montrant de jeunes enfants noirs et blancs. « Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer. Car l’amour naît plus naturellement dans le cœur de l’homme que son contraire. »

« Donald Trump a remis la haine à la mode »

Dans un autre registre, le basketteur LeBron James s’est insurgé contre la position ambiguë du président Donald Trump au sujet de l’attaque de Charlotesville. Avant de tenir une conférence de presse, quatre jours après les violences, l’actuel chef de l’Etat avait d’abord déclaré dans un communiqué « qu’il y avait des torts des deux côtés », en sous-entendant que les militants antiracistes étaient autant responsables des violences que les suprémacistes et les identitaires.

La star de la NBA lui a répondu sur son fil Twitter : « La haine a toujours existé en Amérique. Oui, nous le savons, mais Donald Trump l’a remise à la mode ! »

Le révérend Jesse Jackson, compagnon de lutte de Martin Luther King, s’est demandé pour sa part : « Comment les soldats juifs et afro-américains se sentent-ils ce soir après les déclarations du Président ? »