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Brian Neubert : « L’Afrique intéresse de nombreux exportateurs et entrepreneurs américains »

Brian Neubert, porte-parole de langue française du département d’État des États-Unis © Edmond d'Almeida

Le porte-parole de langue française du département d’État des États-Unis a livré à Jeune Afrique ses impressions, à l’issue du 16e forum de l’Agoa (African Growth Opportunity Act, la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique) à Lomé.

Jeune Afrique : quelles sont vos premières impressions, au terme de ce sommet ?

Brian Neubert : Ce fut un extraordinaire forum. Le pays hôte a fait un travail exceptionnel. La délégation des États-Unis a été menée par le représentant au commerce extérieur Robert Lighthizer, un officiel de très haut niveau. Il y a un potentiel énorme pour ce programme Agoa.

En 2016, les exportations africaines hors pétrole ont été de 4,2 milliards de dollars. Il s’agit d’un acquis à doubler ou même tripler. Nous avons travaillé durant le forum pour obtenir des recommandations de la société civile et du secteur privé, afin que les entrepreneurs africains puissent bénéficier d’avantage de ces opportunités.

Ce forum est le premier de l’ère Trump. Pensez-vous que le président américain soit aussi enthousiaste que ses prédécesseurs au sujet de l’Agoa ?

Il est tout à fait enthousiaste. La présence de l’ambassadeur Lighthizer en est d’ailleurs la preuve. C’est lui qui représente les États-Unis lors des grandes négociations commerciales dans le monde. Cela démontre notre engagement pour l’Afrique. D’autres responsables de haut niveau du département d’État ont fait le déplacement à Lomé pour approfondir ce partenariat Afrique-États-Unis.

L’après 2025 est dans toutes les têtes, à huit ans de l’échéance. Pensez-vous que le programme puisse être prolongé une nouvelle fois, au delà de 2025 ?

Les économies africaines deviennent de plus en plus modernes, donc d’ici 2025 ont peut imaginer quelques accords de libre échange bilatéraux ou multilatéraux. Agoa donne accès au marché américain mais il s’agit d’un programme unique et spécial. Normalement les échanges se font dans les deux sens. De nombreux exportateurs et entrepreneurs américains manifestent un intérêt pour l’Afrique. Nous avons encore huit années devant nous, avant l’échéance 2025, pour réfléchir à de nouvelles formes de partenariats.

Quelles ont été les principales recommandations à l’issue de ces deux jours de travaux ?

Il y a toute une liste de priorités. Chaque pays a son plan d’action, ses secteurs à aider. Souvent, les PME en Afrique ou aux USA ont de très bons produits, mais elles n’ont pas de chaines d’approvisionnement ou de partenaires qui peuvent les aider à intégrer d’autres marchés. Les participants reconnaissent la nécessité de doubler ou même tripler les chiffres des exportations hors pétrole. Cela passe par un certain nombre de réformes, qui peuvent être financières ou logistiques.

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