Le Cameroun mal parti pour organiser la CAN 2019 ?

Par Jeune Afrique avec AFP

Des supporters de l'équipe de football du Cameroun pendant la CAN 2017, le 22 janvier 2017 à Libreville au Gabon. © Sunday Alamba/AP/SIPA

La Fédération camerounaise de football a affirmé lundi avoir pris connaissance "avec une profonde consternation" des déclarations du président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, qui a indiqué samedi que le Cameroun "n'était pas prêt" à accueillir la CAN en 2019.

« En l’état actuel des choses, aucun site au Cameroun n’est en mesure d’accueillir la CAN », a déclaré Ahmad Ahmad, le président de la Confédération africaine de football (CAF). Des propos qui ont choqué au sein de la Fédération camerounaise de football. « La Fécafoot a pris connaissance avec une profonde consternation des récentes déclarations du président de la CAF », a déclaré cette dernière dans un communiqué de presse reçu par l’AFP lundi.

« La Fecafoot est vivement préoccupée par le fait que ces propos soient tenus avant même que la première mission d’inspection de la CAF prévue du 20 au 28 août 2017 n’ait effectué le déplacement au Cameroun », a-t-elle ajouté, affirmant qu’elle « accueillera avec un esprit constructif toutes les missions d’inspection de la CAF ».

Samedi, le président de la CAF a indiqué que des experts mais aussi un cabinet d’audit spécialisé allaient bien effectuer une visite d’inspection. Ils seront chargés d’évaluer « si nous pouvons organiser cette CAN au Cameroun », a précisé le président de la fédération d’un pays qui n’a pas accueilli la compétition depuis 1972.

La Fecafoot mise pour 2018 la fin des travaux

Le Cameroun a lancé, sur la base du premier cahier des charges de la CAF, « un vaste programme de construction et de réhabilitation de ses infrastructures sportives évalué à des centaines de milliards de Francs CFA », selon la Fecafoot qui assure que l’essentiel des stades seront prêts d’ici fin 2018.

Le pays envisage de mettre à la disposition de la CAF sept stades pour la compétition et 25 terrains d’entraînement pour la CAN 2019. M. Ahmad avait émis samedi l’hypothèse d’un « plan B », une « ouverture des procédures d’appels d’offres pour qu’il y ait d’autres pays qui participent à l’organisation ».