Burkina : l’exécutif lance un plan Marshall de 455 milliards de F CFA pour le Sahel

Port sec de la ville de Bobo-Dioulasso. © Renaud VAN DER MEEREN pour Les Editons du Jaguar

Suite aux attaques terroristes dans le nord du pays, Ouagadougou a décidé de consacrer 455 milliards de francs CFA pour le développement de cette région.

C’est le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba en personne, qui a lancé jeudi 3 août 2017, le programme d’urgence pour le Sahel burkinabé. Prévu pour les trois prochaines années avec une enveloppe de 455 milliards de FCFA (693 millions d’euros), ce plan sonne comme une réponse aux attaques terroristes répétées dans la région qui ont causé la mort d’au moins 50 personnes en deux ans.

Après le Mali, qui a annoncé une enveloppe de 3,45 milliards d’euros pour le développement du nord du pays en proie aux groupes terroristes depuis 2012, c’est au tour du Burkina d’annoncer sa contre-attaque face à la montée de l’extrémisme et de la pauvreté au Sahel. Le pays a par ailleurs obtenu plus de 12 milliards de dollars de promesses de dons à Paris fin décembre, à l’appui de son programme national de développement 2016-2020.

Améliorer la sécurité des personnes et des biens

Pour l’heure, l’exécutif burkinabè n’a pas expliqué en détails comment les 455 milliards de F CFA allaient être mobilisées. Prévu sur trois ans, on sait néanmoins que le programme d’urgence pour le Sahel (PUS) lancé par le Premier ministre vise à améliorer la sécurité des personnes et des biens. Les fonds seront utilisés pour construire des infrastructures routières, des centres de santé, des écoles ainsi que des ouvrages d’accès à l’eau, souligne le gouvernement burkinabè. Le plan prévoit notamment la réalisation de quatre barrages et 400 forages neufs dans la région.

Avec près de 41% des 19 millions de Burkinabè vivant en dessous du seuil de pauvreté, le Sahel présente l’une des plus fortes incidences de précarité du pays, 53 % selon l’Institut national de la démographie et de la statistique. Fort d’une population estimée à près d’1,2 million d’âmes, la région n’enregistre que 54% de taux d’accès à l’eau potable.

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