France : déferlante xénophobe sur Twitter après un SMS polémique attribué à Sibeth Ndiaye

Sibeth Ndiaye sur le perron du palais de l'Elysée, en mai 2017. © Francois Mori/AP/SIPA

Les messages d’injures et les sous-entendus xénophobes ont défilé sur le réseau social après les révélations ce mercredi du "Canard Enchaîné", au sujet d'un SMS attribué à Sibeth Ndiaye. La jeune femme, franco-sénégalaise, est la conseillère en communication du président Emmanuel Macron.

« Yes, la meuf est dead », aurait ainsi écrit Sibeth Ndiaye à un journaliste pour lui confirmer la mort en juin dernier de l’ancienne ministre Simone Veil, à l’origine de la légalisation de l’avortement en France. Jointe par LCI, l’intéressée a vivement démenti ces propos douteux, assurant que le SMS était « totalement faux ».

Un démenti qui n’a pas empêché certains internautes de profiter de la polémique pour s’attaquer aux origines sénégalaises de la jeune femme, qui a été naturalisée française l’an dernier. L’attaque est notamment venue des rangs du Rassemblement bleu Marine (RBM), la formation présidée par Marine Le Pen.

« Le charme de la diversité pour la diversité »

« Il y avait la noblesse de cour. Il y a aujourd’hui la racaille de cour. Sibeth Ndiaye, naturalisée l’an dernier, en est la figure emblématique », tweete pour sa part Jean-François Touzé, ancien élu du Front National en Seine et Marne. Un tweet semble-t-il supprimé depuis. 

« Voici le charme de la diversité pour la diversité… », a renchéri le non moins subtil Christian Lechevalier, conseiller régional en Bretagne et membre du RBM.

« Quand un pays vous accueille, vous lui devez un minimum de respect et à ses personnes emblématiques ! Ndiaye est à vomir… », déclare encore sur son compte Twitter Jean-Yves Narquin, maire Front national de Villedieu-le-Château.

Sa famille politique a pourtant violemment dénigré pendant des années Simone Veil et sa loi sur l’avortement.