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Gabon : les hommes d’Ali Bongo lancent un mouvement

Alain-Claude Bilie By Nze, porte-parole de la Présidence du Gabon, à Paris, le 7 novembre 2014. © Vincent Fournier/JA

Plusieurs personnalités proches du président Ali Bongo Ondimba lancent un mouvement dont l'objectif est double. Répliquer au discours de l'opposition et rénover le Parti démocratique gabonais.

« Nous disons ça suffit. L’élection présidentielle est terminée. Ceux qui veulent prendre le pays en otage ont eu le champ libre jusqu’ici. Nous allons désormais leur donner la réplique », promet Alain Claude Bilie By Nze, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, qui parle ici au nom d’un groupe de personnalités proches du président Ali Bongo Ondimba. Parmi elles, le ministre des Affaires étrangères, Pacôme Moubelet, le ministre de l’Égalité des chances, Blaise Louembe, le ministre de l’Économie, Régis Immongault, l’ancien ministre du Travail Simon Ntoutoume Emane…

Ce nouveau mouvement veut suppléer le Parti démocratique gabonais (PDG), le parti au pouvoir jugé « aphone » face à des adversaires qui contestent depuis un an la légitimité d’Ali Bongo, proclamé vainqueur de l’élection du 27 août 2016. « Nous travaillons à rassembler nos amis autour de la défense de notre pays et d’Ali Bongo Ondimba, le président qui a été élu, explique un ancien ministre qui a travaillé dans la mise en place du projet ». Pour l’instant, le mouvement n’a pas de nom. Mais il n’a rien voir avec le Mouvement gabonais pour Ali Bongo Ondimba (Mogabo), créé quelques mois avant l’élection présidentielle avant d’être dissous sous la pression des fondateurs du courant Héritage et Modernité notamment.

Réduire la « nuisance » de Jean Ping

Le premier objectif de ces fidèles du président est de réduire la « nuisance » de Jean Ping et ses partisans. « S’il le faut, nous l’attaquerons en justice pour qu’il apporte la preuve de ses allégations selon lesquelles 250 personnes auraient été tués pendant les émeutes postélectorales. L’autre objectif des hommes du président est de réformer le PDG en profondeur pour « l’adapter aux défis de l’heure », estime Bilie By Nze.