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Immigration : Emmanuel Macron envisage de mettre en place des hotspots en Afrique

Par Jeune Afrique

Le président français Emmanuel Macron, lors d'un discours sur la politique migratoire le 27 juillet 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Emmanuel Macron a évoqué jeudi les nouvelles orientations de la politique migratoire française. Il a insisté sur la mise en place de hotspots - des centres d’accueil où l'on distingue les réfugiés des migrants économiques - sur le continent africain, notamment au Tchad et au Niger. Une manière selon lui d’éviter les périlleuses traversées en mer Méditerranée.

Le président français, qui s’exprimait jeudi 27 juillet à l’occasion d’une visite dans la préfecture du Loiret, a d’abord insisté sur l’importance de faire la distinction entre migrants économiques et réfugiés. « Il n’existe pas le pays qui peut aujourd’hui accueillir l’ensemble des migrants économiques», a-t-il ainsi déclaré devant 37 nouveaux Français, qui venaient tout juste d’être naturalisés. 

« [Beaucoup de migrants] viennent de pays qui ne risquent rien, ils traverseront la Méditerranée au péril de leur vie, une fois encore, et erreront de pays en pays en Europe pour se faire expliquer à chaque fois qu’ils n’ont pas le droit à l’asile. Nous devons donc l’expliquer et prévenir cela », a-t-il indiqué.



 

Traiter les demandes d’asile en amont 

Pour cela, le président français entend raccourcir les délais de traitement administratif des demandes d’asile, « afin que ceux qui sont déboutés n’attendent pas un an, 18 mois, deux ans sur notre sol, dans des conditions précaires, voire choquantes ».

Surtout, il a exprimé sa volonté de traiter en amont les demandes d’asile sur le continent africain, « dans des pays sûrs, où nous pourrons organiser ces missions, pour traiter des demandeurs d’asile, et leur éviter de prendre des risques inconsidérés ». Des hotspots pourraient ainsi voir le jour au Niger et au Tchad, en attendant que la situation en Libye se stabilise. Pour l’heure en effet, la mise en place de tels centres paraît difficile, compte tenu de la situation sécuritaire du pays. 

L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) devrait également se rendre dans les hotspots italiens, afin de s’y entretenir directement avec des réfugiés.

Sur les 98 000 réfugiés que l’Union européenne a décidé d’accueillir d’ici septembre, 30 000 doivent être pris en charge par la France. Un objectif qui n’est pas encore atteint.

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