Maroc – Palestine : Mohammed VI dénonce la politique israélienne dans une lettre à Antonio Guterres

Par Jeune Afrique avec AFP

Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, avec Mohammed VI, à Marrakech en janvier 2014. © MAP/AP/SIPA

Le roi du Maroc appelle le Secrétaire général des Nations unies à intervenir d'urgence pour amener Israël à mettre fin à son escalade dangereuse dans la ville d'Al Qods, nom arabe de Jérusalem.

Le roi Mohammed VI a dénoncé dans une lettre adressée, mercredi 19 juillet, au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, la politique « inacceptable » d’Israël à Al Qods, en « violation flagrante des décisions de la légalité internationale ». Président du Comité Al Qods, une organisation réunissant les soutiens de la cause palestinienne au sein du monde arabe, le roi du Maroc affirme avoir enregistré « avec regret qu’à chaque fois que les prémisses d’une opportunité de relance du processus de paix entre les Palestiniens et Israël apparaissent, ce dernier provoque des événements et des tensions pour les avorter ».

Relation diplomatique Maroc – Israël suspendue depuis 17 ans

Depuis 2000, date de la fermeture du bureau de liaison israélien à Rabat, le Maroc n’a plus de relations diplomatiques avec Israël. Dans une longue lettre adressée au responsable onusien et publiée par l’agence officielle MAP, Mohammed VI estime que l’État hébreu a pris ces derniers temps « un ensemble de mesures provocatrices dangereuses ».

Il y évoque les mesures de sécurité à l’esplanade des Mosquées ayant provoqué une flambée de violences. Des mesures qui constituent, selon le roi du Maroc, « une provocation flagrante des sentiments de tous les arabes, les musulmans et les libres de par le monde, et un facteur pour attiser les velléités extrémistes qui conduisent vers davantage de frustration, de tension et de violence dans toute la région ».

[Israël] doit respecter le statut juridique et historique d’Al-Qods

Il a appelé le secrétaire général des Nations unies à « intervenir d’urgence auprès des autorités israéliennes en vue de les amener à respecter le statut juridique et historique d’Al-Qods », et à « annuler toutes les mesures illégales, y compris les mesures sécuritaires supplémentaires ».

Des détecteurs de métaux avaient été installés aux entrées de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem à la suite de la mort, le 14 juillet, de deux policiers israéliens dans une attaque menée par trois arabes israéliens. En réaction, des manifestations de protestation ont été lancées contre les détecteurs, au cours desquelles des affrontements ont éclaté entre Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes. Pour mettre fin à ces violences, les détecteurs de métaux ont été retirés, mercredi 26 juillet, pour être remplacés par d’autres mesures de sécurité. Mais les autorités musulmanes ont maintenu leur boycott de ce lieu saint de l’islam situé à Jérusalem-Est occupée.

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